Faut-il de la proportionnelle pour élire les députés ?


C’est une promesse de campagne d’Emmanuel Macron et, avant lui, de François Hollande (vite oubliée au cours de son mandat) : introduire une dose de proportionnelle aux élections législatives – actuellement, c’est le scrutin uninominal majoritaire à deux tours qui prévaut. Le chef de file du groupe MoDem à l’Assemblée, Patrick Mignola, allié de la majorité, a déposé deux propositions de loi pour le scrutin de juin 2022 et croise les doigts pour un référendum sur la question.

A la manœuvre derrière lui, le haut-commissaire au Plan, François Bayrou, a rappelé au chef de l’Etat le besoin « d’une représentation juste et pluraliste » des sensibilités politiques à la chambre basse. Il est soutenu par La France insoumise, les Verts et le Rassemblement national (RN), tandis que les « vieux partis » – Les Républicains et PS en tête – se montrent réticents, pour ne pas dire hostiles.

Sur la proportionnelle, Bayrou ne lâche rien…

Il est vrai que la Ve République goûte peu ce mode de scrutin, qui a la réputation de rendre la France ingouvernable – les deux précédents régimes ont laissé quelques traces. Et puis, la gauche se souvient avec effroi de l’entrée en 1986 de 35 députés du Front national (FN, rebaptisé Rassemblement national en 2018) à l’Assemblée nationale, après que François Mitterrand eut décidé d’instaurer la proportionnelle : il s’agissait de diviser la droite, cela n’a pas du tout fonctionné.

Mais aujourd’hui, difficile de ne pas s’interroger sur cette singularité française&nbsp

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nouvelobs

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