Sarah Knafo, l’énarque dans l’ombre d’Eric Zemmour



Ce vendredi 5 février, Nicolas Dupont-Aignan ouvre la porte d’un grand appartement parisien. L’adresse est chic, au cœur du quartier Latin. Sur le canapé, Eric Zemmour l’attend. La discussion est cash. Elle porte évidemment sur une candidature du polémiste à la prochaine élection présidentielle, dont bruissent les couloirs du pouvoir. « Est-ce que tu veux y aller ? » demande le patron de Debout la France, déjà, lui, candidat déclaré. « Si oui, on avisera. Il faudra qu’on prenne une décision en laissant notre ego de côté. » La réponse reste encore en suspens.

Quelques jours plus tôt, fin janvier, un autre homme ouvre la porte de ce même appartement. C’est Laurent Wauquiez. Devant lui, toujours Eric Zemmour. En sortant, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, ancien patron des Républicains (LR), se dit qu’il n’a pas assisté à une simple conversation politique de comptoir. « C’était une conversation de haut niveau », raconte un proche de Wauquiez, qui précise, au cas où : « Eric Zemmour n’a pas essayé d’enrôler Laurent, et vice-versa. »

Une autre personne, inconnue du grand public, était présente à ces rendez-vous très politiques : Sarah Knafo, 26 ans, énarque, haute fonctionnaire, magistrate à la Cour des Comptes. L’appartement est d’ailleurs le sien. Son nom est tout d’abord apparu à la faveur d’un livre dense sur Marion Maréchal, « le Fantasme de la droite » (Editions du Rocher), écrit par Louis Hausalter, journaliste à « Marianne ». C’est chez elle qu’Eric Zemmour et l

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nouvelobs

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