Condamné à trois ans de prison ferme, Georges Tron va se pouvoir en cassation


L’ex-secrétaire d’Etat Georges Tron, condamné en appel ce mercredi 17 février à trois ans de prison ferme pour viol et agressions sexuelles en réunion et incarcéré dans la foulée, va se pourvoir en cassation, a annoncé son avocat, jeudi soir.

L’ancien maire de Draveil, acquitté en première instance, va également demander à être remis en liberté, a ajouté Me Antoine Vey, interrogé sur France 5.

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« On va faire un pourvoi en cassation », a déclaré l’avocat. « Tout le monde parle de ce procès comme s’il était terminé » mais « c’est une injustice » pour Georges Tron car avec ce pourvoi, il reste « présumé innocent », a-t-il souligné.

« Il va faire une demande de mise en liberté », a ajouté Me Vey, en évoquant la possibilité que son client soit libéré sous bracelet électronique. « En matière criminelle, le doute doit profiter à l’accusé. Mais il y a une pression forte exercée par l’opinion publique » et par l’actualité nourrie par les affaires de violences sexuelles, qui font que « le doute ne profite plus à l’accusé », a-t-il regretté.

« Cloué au pilori »

« Avant, les victimes étaient réduites à une sorte d’impuissance. Aujourd’hui il y a un réveil qui provoque un déséquilibre de l’autre côté » et met à mal la présomption d’innocence des accusés, a estimé Me Vey, qui a déploré que son client ait été « cloué au pilori » avant même le début de ce procès.

Au procès de Georges Tron, une accusatrice décrit une « toile de l’emprise »

La mise en détention de Georges Tron « est une très grande injustice et quelque chose de très dur sur le plan humain », a-t-il ajouté.

A l’issue d’une longue délibération mercredi soir, la cour d’assises de Paris a condamné Georges Tron à cinq ans d’emprisonnement, dont trois ferme, pour viol et agressions sexuelles en réunion sur une ex-collaboratrice de sa mairie de Draveil (Essonne).

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Il était accusé par deux anciennes employées de la mairie de leur avoir imposé des attouchements et pénétrations digitales entre 2007 et 2010, généralement lors de scènes de triolisme avec son adjointe à la Culture d’alors Brigitte Gruel.

Les deux accusés, qui ont toujours catégoriquement nié ces allégations, avaient été acquittés en première instance en 2018.





nouvelobs

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