Darmanin engage la procédure de dissolution de Génération identitaire


Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a annoncé samedi soir sur Twitter avoir engagé la procédure de dissolution du groupe d’extrême droite Génération identitaire, réclamée de longue date par plusieurs associations et partis politiques.

« Génération identitaire : la procédure de dissolution est enclenchée. Cette organisation a désormais 10 jours pour répondre au contradictoire », a écrit le ministre.

Gérald Darmanin avait évoqué cette procédure dès le 26 janvier après une opération anti-migrants dans les Pyrénées du groupuscule. Une enquête préliminaire pour « provocation publique à la haine raciale » a été ouverte dans la foulée.

Cette enquête confiée à la brigade de recherche de la gendarmerie de Saint-Gaudens est justifiée par « des propos tenus sur cette banderole très clairement anti-immigration et surtout la raison pour laquelle cette banderole a été déployée », avait expliqué le procureur de Saint-Gaudens (Haute-Garonne), Christophe Amunzateguy. Une plainte de SOS Racisme a également été recueillie.

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Une trentaine de militants s’étaient déployés entre Luchon (Haute-Garonne) et la frontière espagnole. Avec des voitures sérigraphiées +Défend Europe+, ils s’étaient installés au Col du Portillon, certains étaient partis en randonnée en utilisant un drone pour surveiller la frontière.

Se disant alors « scandalisé » par cette opération, Gérald Darmanin a demandé aux services de son ministère de « réunir » les éléments permettant « de proposer la dissolution » du groupe. Le dossier a été confié au Service central du renseignement territorial (SCRT) et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Les actions du groupuscule pourraient relever, selon le code de la sécurité intérieure (CSI), de « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes en raison de leur origine ».

Génération identitaire poursuivi pour provocation à la haine après son opération dans les Pyrénées

En décembre, Génération identitaire et trois de ses cadres avaient été relaxés par la cour d’appel de Grenoble pour des précédentes opérations anti-migrants menées en 2018 dans les Alpes, à la frontière franco-italienne.

En 2019, les dissolutions de plusieurs groupuscules d’ultradroite, dont Bastion social, Blood and Honour et Combat 18, ont été prononcées à la demande d’Emmanuel Macron, mais celle de Génération identitaire apparaisait plus difficile à matérialiser.

« Ils sont plus malins que les autres, essaient autant que possible de ne pas franchir les lignes jaunes, mais poussent le bouchon à chaque fois un peu plus loin », soulignait alors auprès de l’AFP le ministère de l’Intérieur.





nouvelobs

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