interrogé sur l’accusation de viol qui le vise, Darmanin cite Sarkozy


Interrogé sur le plateau de « Vous avez la parole » ce jeudi 11 février au sujet de l’accusation de viol qui le vise depuis plusieurs années, le ministre de l’Intérieur n’a pas caché son agacement, reprenant les mots, restés célèbres, prononcés par Nicolas Sarkozy le 17 novembre 2016.

A l’époque, l’ancien chef de l’Etat n’avait pas du tout goûté que David Pujadas l’interroge sur les soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle. « Quelle indignité », avait répondu Nicolas Sarkozy.

Gérald Darmanin fait-il peur à Marine Le Pen ?

Une scène rejouée à l’identique par le locataire de Beauvau : « Vous êtes en tant que ministre de l’Intérieur, le ministre en charge des violences faites aux femmes, est-ce que cela ne vous interroge pas d’être vous-même accusé de viol ; est-ce que cela ne vous pose pas un problème ? », l’interroge le journaliste Thomas Sotto.

La réponse du ministre est cinglante :

« Vous imaginez, comme disait le président Sarkozy, de l’indignité de votre question ? »

Pour rappel, le ministre de l’Intérieur est accusé par Sophie Patterson-Spatz de viol, harcèlement sexuel et abus de confiance. L’enquête avait été classée sans suite à deux reprises entre 2017 et 2018, et une juge d’instruction avait refusé d’enquêter sur le sujet. Après deux ans de bataille procédurale, une autre juge d’instruction est en charge des investigations depuis l’été dernier.

« Je ne serai pas mis en examen dans cette affaire »

Fin janvier, des messages embarrassants pour le ministre de l’Intérieur ont été dévoilés, montrant l’insistance du ministre auprès de Sophie Patterson-Spatz. Pour sa défense, Gérald Darmanin avait laissé entendre que la plainte pour viol dont il fait l’objet est une vengeance politique.

L’accusation de viol qui plane sur les premiers pas de Gérald Darmanin à l’Intérieur

Même son de cloche ce soir pour Gérald Darmanin sur le plateau de France 2 :

« Je n’ai aucune leçon à recevoir. Je ne vous souhaite jamais d’être calomniés ni pour vous, ni pour votre famille, ni pour votre honneur. »

Dernière pique au moment de répondre à une nouvelle question des journalistes :

« – Si vous êtes mis en examen dans cette affaire, vous quitterez le gouvernement ?– Je ne serai pas mis en examen dans cette affaire. Il y a eu trois décisions de justice successives. Les Français doivent comprendre qu’il n’y a pas la justice des puissants et la justice des faibles. On peut être ministre et mis en accusation (…) Je constate qu’au bout de quatre ans cette calomnie ne cesse pas (…) Mesdames et messieurs les journalistes, l’affaire Baudis ne vous a pas suffi ? »





nouvelobs

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