Gérald Darmanin fait-il peur à Marine Le Pen ?



Ce soir-là de septembre 2020, il fait bon à Fréjus, dans le Var. Marine Le Pen a le sourire carnassier. Autour d’elle, des journalistes lui posent des questions sur Gérald Darmanin, nommé deux mois plus tôt ministre de l’Intérieur. N’est-il pas là pour contrer la présidente du Rassemblement national (RN, ex-Front national) ? N’est-il pas là pour rééditer la stratégie de Nicolas Sarkozy en 2007, et siphonner les voix du parti d’extrême droite ? Marine Le Pen tire sur sa cigarette électronique : « Vous croyez qu’on ne le voit pas venir, Darmanin ? » Le lendemain, lors de son discours de rentrée politique, la patronne du RN ciblera uniquement… Eric Dupond-Moretti, le ministre de la Justice, coupable aux yeux du RN d’être « Taubira, en pire ».

Au RN, on a d’abord laissé faire Gérald Darmanin, préférant viser directement Emmanuel Macron, crise sanitaire oblige. Le ministre de l’Intérieur a pu reprendre le concept d’« ensauvagement » en toute tranquillité alors que les faits divers se multipliaient en France à l’été 2020. Tout juste certains cadres du parti d’extrême droite ricanaient à chaque tweet du ministre de l’Intérieur : « Il tweete plus vite que son ombre. »

« C’est le retour du politique »

Mais c’était avant que Marine Le Pen accepte un débat face au nouvel homme fort du gouvernement de Jean Castex, ce jeudi 11 février sur France 2, pendant 45 minutes, dans l’émission « Vous avez la parole », sur un sujet d’actualité brûlant : le séparatisme. « C’est le retour du politique »,

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nouvelobs

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