le député privé d’un quart de son indemnité pendant un mois


Le député LREM de Vendée Pierre Henriet, qui avait traité l’Insoumise Mathilde Panot de « poissonnière » dans l’hémicycle, a écopé d’une sanction financière, a décidé le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand ce mardi 9 février, selon des sources parlementaires.

En conférence des présidents de groupes parlementaires, Richard Ferrand (LREM) a indiqué avoir « appliqué » à Pierre Henriet un « rappel à l’ordre avec inscription au procès-verbal », soit la privation pendant un mois du quart de l’indemnité parlementaire attribuée au député.

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« Il n’y a autour de la table ni saint, ni martyr », a toutefois tenu à souligner le président de l’Assemblée en présence de Mathilde Panot, en condamnant plus largement les « débordements de langage », à « de nombreuses reprises, de la part de députés de plusieurs groupes dès le début de la législature », y compris des Insoumis.

Le titulaire du perchoir a listé une série de propos insultants depuis 2017, comme un « facho » lancé par le communiste Stéphane Peu à la non-inscrite proche du RN Emmanuelle Ménard, un « vendu » lâché par le LR Fabien Di Filippo à l’ex-Premier ministre Edouard Philippe, ou encore un « nabot » adressé par Jean-Luc Mélenchon au ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin et un « Machine » Schiappa à la ministre déléguée Marlène Schiappa.

Sanctionner « tous les excès verbaux »

Richard Ferrand a aussi cité un « dérapage » de Mathilde Panot sur le réseau social Twitter, « quand elle a évoqué La Macronie recyclant ses déchets, à l’occasion de l’élection de Christophe Castaner à la tête du groupe La République en Marche ».

« Il est immature et hypocrite de prétendre au statut de victime quand on est soi-même coutumier de l’attaque », a glissé Richard Ferrand, selon des propos rapportés.

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Le président de l’Assemblée a indiqué qu’il ne laisserait « plus rien passer dans l’hémicycle ». Il sanctionnera ainsi « de la même manière tous les excès verbaux d’où qu’ils viennent ».

Traitée de « poissonnière » le 2 février, Mathilde Panot avait réclamé « excuses » et « sanction » après cette « insulte sexiste ».

« Si elle se sent à tort insultée, je la prie de bien vouloir m’excuser », avait réagi Pierre Henriet, tout en niant tout sexisme et en reprochant à Mathilde Panot de « vociférer à la tribune et couper la parole ».





nouvelobs

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