Avec la vague de froid, les migrants de Calais et Grande-Synthe dans une situation « d’extrême urgence »


Un millier de migrants « survivent toujours à la rue » sur le littoral du Nord et du Pas-de-Calais, placés en vigilance orange « grand froid » par Météo France, alertent lundi neuf associations, réclamant un dispositif d’hébergement « adapté à la situation d’extrême urgence ».

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« Plus de 1 000 femmes, hommes, enfants et mineurs isolés survivent toujours à rue, dans la forêt. Les préfectures du Nord et du Pas-de-Calais annoncent l’ouverture de places d’hébergement mais le dispositif n’est toujours pas adapté à la situation d’extrême urgence. Il est impératif de pouvoir accéder à ces lieux 24 h/24, au risque de retrouver des dizaines de personnes en situation d’hypothermie et d’extrême urgence vitale », plaident ces associations, dont Salam, Utopia 56 et l’Auberge des migrants, dans un communiqué commun lundi soir.

177 personnes prises en charge

Alors que Météo France prévoit des températures de –5 °C à –7 °C cette semaine dans ces départements, avec un ressenti entre – 14 °C et – 16 °C, les autorités ont annoncé avoir ouvert ce week-end deux hangars à Calais pour les hommes seuls, ainsi que « d’autres hébergements » pour les femmes, familles et mineurs isolés.

A Grande-Synthe, outre les places d’hébergement habituellement dédiées à l’accueil des personnes migrantes en hiver, « les campements font l’objet d’une attention accrue avec le renforcement des maraudes et des propositions d’hébergement » et « 177 personnes ont accepté ce week-end et aujourd’hui d’être prises en charge », assure la préfecture du Nord dans un communiqué.

Un dispositif jugé insuffisant

Mais pour les associations, le dispositif est insuffisant. « Juste ce week-end, les équipes d’Utopia 56 ont été appelées pour 8 naufrages en pleine nuit. Une majorité des personnes rencontrées sont retournées dormir à la rue, trempées, faute de solutions de mise à l’abri disponibles en urgence. C’est pourquoi nous demandons la mise en place de maraudes de la protection civile pouvant à tout moment prendre en charge les personnes en détresse », écrivent-elles, accompagnant le communiqué de photographies de tentes et de bâches alignées dans la neige, le long des grillages installés autour de terrains boisés.

« Compte tenu de l’urgence de la situation, nous demandons la mise en place d’un dispositif exceptionnel et immédiat sur le littoral permettant la mise à l’abri des populations exposées à ces conditions climatiques dangereuses. »





nouvelobs

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