Comment l’affaire Duhamel est devenue le scandale du Siècle



Ce 6 janvier, il est 21 heures quand les membres du conseil du Siècle se connectent via Teams, une application de visioconférence. Ordre du jour : la démission de leur président Olivier Duhamel, deux jours plus tôt. Comment éviter le scandale ? Le secrétaire général, Etienne Lacour, voudrait diffuser un communiqué, le premier de l’histoire de ce cercle qui réunit une fois par mois les puissants de la capitale le temps d’un dîner, pour dire que le conseil ignorait tout de ces accusations d’inceste. Sauf que plusieurs proches de Duhamel siègent au conseil. La question brûle toutes les lèvres : que savaient-ils ?

DOSSIER. Inceste, la fin d’un tabou

Marc Guillaume, préfet d’Ile-de-France, prend la parole en premier : « Je tombe des nues », jure-t-il. Augustin de Romanet, le patron d’ADP, insiste. « Je ne suis jamais allé en vacances à Sanary », se défend Guillaume, évoquant la maison où les Duhamel invitaient leurs intimes. Chacun guette maintenant la réaction de Jean Veil. Lui a été un habitué de Sanary. Les Duhamel et les Veil se connaissent depuis toujours. Les parents ont fait carrière ensemble. La fidélité des deux « fils de » ne s’est jamais démentie : en 2011, « Jean » a même fait une place dans son cabinet à « Olivier », qui ne s’y montrait guère. Et l’avocat de lâcher :

« J’avais connaissance de faits, mais j’étais tenu par le secret professionnel. »

Un silence a suivi, comme une éternité, « un choc », dira plus tard un participant. Personne, pourtant, ce jour-là, n’a demand

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nouvelobs

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