L’Etat a perdu 500 millions d’euros dans Vallourec



L’Etat a investi en perte dans le fabricant de tubes Vallourec pour « plus de 500 millions d’euros » au total, a déclaré jeudi sur BFM Business le directeur général de Bpifrance Nicolas Dufourcq. Vallourec a annoncé, ce mercredi 4 février, avoir trouvé un accord avec ses principaux créanciers pour réduire sa dette, qui se traduira par sa prise de contrôle par deux fonds d’investissement. « On a perdu notre mise », a reconnu Nicolas Dufourcq. « Quand je suis arrivé (à la tête de Bpifrance en 2013), mes prédécesseurs avaient déjà investi énormément à un moment où Vallourec valait très cher », a-t-il détaillé. « En 2014 (…) nous avons rajouté 260 millions d’euros, que nous avons perdus », a-t-il ajouté.

Un groupe qui était déjà surendetté avant la crise  

Le spécialiste des tubes sans soudure a été tributaire d’un marché des hydrocarbures qui a chuté avec la pandémie de Covid-19. Son management a aussi été très critiqué ces dernières années. Il avait annoncé en novembre la suppression d’un millier de postes, dont 350 en France. « L’Etat a accompagné Vallourec dans toutes ses difficultés », mais le groupe industriel « est entré dans la crise pétrolière avec une dette trop élevée, et donc la dette, il fallait la convertir en capital », a expliqué Dufourq. Il a qualifié l’accord trouvé entre Vallourec et ses principaux créanciers de « très belle opération ». « Je m’en félicite, Vallourec est reparti maintenant, avec un bilan assaini », a encore dit le directeur de la banque publique. L’accord prévoit un désendettement de 1,8 milliard d’euros, avec une augmentation de capital de 300 millions, la conversion en capital de 1,3 milliard de créances et un abandon de créances de la part des banques de 169 millions d’euros.

(avec AFP)



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