certaines écoles sont déjà préparées à l’enseignement à distance, en cas de fermeture



Dans la classe de CM1 de Catherine Deutsch, jeudi 28 janvier, c’est répétition générale : « En cas de confinement, qu’est-ce que vous faites les loulous ? », demande l’enseignante de cette école du 20e arrondissement de Paris, classée en éducation prioritaire. Vous tapez l’adresse de mon site…. Et quand on clique sur le bouton, c’est le questionnaire qui apparaît ». Cette fois, Catherine Deutsch l’assure, elle ne sera pas prise au dépourvu.

Si l’école devait fermer en raison d’un reconfinement, la professeure des écoles a amélioré son site mis sur pied à la va-vite l’an dernier avec quizz et exercices. De quoi être sereine pour ses élèves : « Eux ils sont préparés depuis septembre, le site est déjà prêt, les élèves connaissent les règles, ils sont tous équipés. C’est assimilé pour eux donc je leur dis : ‘si on est confinés à partir de demain, demain matin on se donne rendez-vous sur le site internet’, ça fonctionne. »

« On n’est plus du tout dans le même scénario que l’année dernière où tout était nouveau, ils connaissent. »

Catherine Deutsch, enseignante en CM1

à franceinfo

D’ailleurs, le rectorat de la capitale vient de demander aux directeurs d’écoles de vérifier si les « dispositifs d’enseignement à distance » étaient prêts à être activés. C’est bien le cas, dans cette école de l’est parisien, selon sa directrice Pauline Grouas-Laurent : « On sait déjà comment on va organiser l’enseignement de la petite section jusqu’au CM2. On a par exemple en CP des enseignants qui travaillent une communication par mail quotidienne, en CM2 de la classe virtuelle, en CM1 le site de la classe, etc. »

Tous ces dispositifs virtuels ne calment cependant pas l’appréhension d’Amira, 9 ans : « Je n’aime pas trop rester tout le temps à la maison et travailler sur l’ordinateur. Je n’ai pas très envie qu’on soit reconfinés parce qu’on n’est pas très concentrés avec les bruits de la maison. Parfois les parents ne comprennent pas trop, on ne sait pas quoi faire. » D’autant qu’à en croire les syndicats, toutes les écoles ne sont pas aussi préparées. Depuis le premier confinement, aucune formation n’a été mise en place pour l’enseignement à distance, selon le SNUIPP, et la prime d’équipement informatique de 150 euros n’a toujours pas été versée.

Dans l’immédiat, Pauline, la directrice de cette école parisienne aimerait surtout pouvoir anticiper : « Ce qui est difficile c’est de ne pas savoir comment on fera dans quinze jours. On a besoin de le savoir vite, que l’on ne soit pas dans le flou le plus total tout le temps ». La hantise de tout directeur : devoir tout réorganiser du jour au lendemain comme en 2020.



francetvinfo

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