Rima Abdul-Malak, l’autre ministre de la Culture


Il y a, à l’Elysée, une expression à la mode : les « OVQ », les « objets de la vie quotidienne », qui ne désignent pas votre brosse à dents ou votre presse-purée mais des politiques publiques si bien conçues qu’elles deviennent, aux yeux des Français, des choses du foyer, presque des bibelots posés sur la cheminée, qu’on peut chérir, toucher, sentir.

Le Pass Culture, promesse de campagne d’Emmanuel Macron, devait être l’un des grands « OVQ » de l’année 2020. Ces 500 euros offerts à chaque jeune de 18 ans, disponibles à partir d’une application et destinés à acheter une place de concert ou de musée, devaient être la mesure centrale de sa politique culturelle.

Le Pass Culture, à la fin 2019, était unanimement regardé comme un fiasco perdu dans les marais administratifs. La veille d’une visite de Macron à Ornans, en juin, une équipe avait dû en hâte ramasser des adolescents et leur expliquer comment la chose fonctionnait. Au ministère de la Culture, on regardait le Pass comme un « caprice présidentiel ». Il avait été inspiré à Emmanuel Macron par Claudia Ferrazzi, sa conseillère culture, énarque passée par le Louvre et la Villa Médicis. En novembre, Ferrazzi était remerciée. Officiellement, elle partait se consacrer à un « projet entrepreneurial », mais beaucoup affirment que Macron lui reprochait cet « OVQ » manqué.

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