Arié Alimi, l’avocat chéri de la gauche radicale



Il a une bonne bouille, des cheveux bouclés, de larges épaules. Et un regard noir qui rend le premier contact un peu frais. Quand on le sollicite pour un portrait, Arié Alimi commence par dire non : « Pas envie de passer devant mes causes. » Mais lorsqu’on le croise au tribunal, il change d’avis. « Il va bien falloir assurer la promo », nous dit alors l’avocat qui publie « le Coup d’Etat d’urgence » (Seuil). Seulement, un doute le tracasse. Avant de s’engager, Arié Alimi veut savoir. « Qui vous a demandé d’écrire sur moi ? Parce que je sais comment ça va se passer. Votre papier, quelqu’un va le réécrire derrière vous. » Un peu surpris, nous protestons que non, ça ne se passe pas comme ça. Mais lui veut connaître les noms de nos directeurs. Il attrape son stylet, les note sur son téléphone et nous promet de « checker ». En l’observant filer, on s’interroge. On s’attendait à rencontrer un nouveau François Sureau, grand défenseur des libertés publiques, mais nous voilà tombé sur un inspecteur Columbo parano…

Arié Alimi a 44 ans, il vient de Sarcelles et c’est le pénaliste le plus en vue du moment. Côté scène, il est l’homme qui rapplique quand la police frappe, un pourfendeur méthodique de l’Etat d’urgence. Dans son premier essai, il dresse l’inventaire détaillé des petites et grandes atteintes à nos libertés fondamentales de ces dernières années : « On y est, “1984”, la fiction d’anticipation d’Orwell, est en train d’advenir. » Côté coulisses, c’est un grand gaillard bien sapé,

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nouvelobs

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