la BD qui nous promène dans les coulisses de l’Assemblée nationale



Comme Kokopello, vous vous demandez si les députés sont toujours absents de l’Assemblée nationale ? Pourquoi ce cirque des « QAG », les questions au gouvernement télévisées chaque mardi après-midi ? Le premier album du bédéiste, « Palais-Bourbon », publié chez Dargaud ce 22 janvier, est fait pour vous.

Armé d’un laissez-passer obtenu de haute lutte, le dessinateur de 29 ans se balade et nous avec dans tous les recoins de l’Assemblée nationale, de l’hémicycle aux bureaux des députés, de la salle de sport à la buvette, du salon de coiffure au magasin de fournitures. Jusque dans les chambres à coucher (vides, rassurez-vous).

La grande force de l’album ? Sa pédagogie. Non sans sourire, on apprend tout ou presque du fonctionnement des amendements, commissions et autres missions. Bref, de la fabrication de la loi avec un grand L, ce qui n’est quand même pas rien, surtout grâce à des dessins.

L’autre plaisir de lecture réside dans la manière qu’a Antoine Angé – pour l’état civil – de croquer ses personnages et leurs entourages. Jamais méchante, jamais complaisante. On fraye avec les fonctionnaires du Palais-Bourbon, l’ego de François Ruffin, la mère de Jean Lassalle (l’épisode dans la maison d’enfance du parlementaire centriste est particulièrement savoureux).

En témoigne aussi la série de planches publiées par « l’Obs » sur le député des Républicains, Maxime Minot. Le jeune élu de l’Oise se débat entre obligations partisanes, statistiques et médiatiques. Un député qui travaille, en somme, comme tous ceux que l’auteur a rencontrés. Ce qui pourrait être la conclusion de son reportage, et la réponse à ses interrogations.

Découvrez en exclusivité pour « l’Obs » une série de planches de « Palais-Bourbon » :





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