L’Assemblée nationale pourrait réexaminer la demande de levée d’immunité parlementaire de Benoît Simian


La présidence de l’Assemblée nationale a fait savoir ce jeudi 21 janvier qu’elle accepterait de réétudier une demande de levée d’immunité parlementaire du député de Gironde Benoît Simian (Libertés et territoires), rapporte « le Monde ». Une première requête avait été rejetée en décembre dernier, alors que l’élu fait l’objet d’une enquête pour harcèlement moral.

Ce revirement serait dû à une enquête du « Monde », qui affirme que le député a cherché à éviter les convocations de la justice et des gendarmes en charge du dossier. « Nous ignorions que Benoît Simian ne s’était pas rendu à certaines convocations, et nous ne connaissions pas davantage son attitude avec les forces de l’ordre », a expliqué le cabinet du président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, selon le quotidien.

Immunité d’un député mis en cause pour harcèlement : Clémentine Autain réclame un nouveau vote

L’enquête du « Monde » décrivait notamment comment Benoît Simian se serait décrit comme « un représentant de commerce » auprès de gendarmes l’ayant surpris chez son ex-compagne, alors qu’il est sous le coup d’une interdiction de se présenter au domicile conjugal.

« Notre assemblée ne peut pas s’autosaisir. Mais, au vu des éléments nouveaux qui ont été portés à notre connaissance, nous ne mettrons aucune opposition à réunir une nouvelle fois le bureau de l’Assemblée », a ajouté le cabinet de Richard Ferrand.

« L’article du Monde fait état de faits dont la délégation chargée d’examiner la levée de l’immunité parlementaire n’a pas eu connaissance », a confirmé une députée, membre du Bureau de l’Assemblée nationale, auprès de l’AFP.

Une mesure de garde à vue estimée « pas assez étayée »

Le Bureau de l’Assemblée nationale avait rejeté mercredi 9 décembre la demande de la justice bordelaise de lever l’immunité parlementaire de Benoît Simian, ex-LREM, afin de l’entendre en garde à vue dans une enquête pour harcèlement, dans le cadre d’une « séparation houleuse » assortie de « plaintes croisées » pour violences.

A l’époque, le Bureau avait fait valoir que Benoît Simian « ne s’est jamais dérobé à la justice mais a, au contraire, toujours déféré aux convocations à des auditions libres que lui ont adressées les services de gendarmerie ; qu’il s’est engagé à se tenir à l’entière disposition de la justice et à déférer à des convocations à de nouvelles auditions libres autant de temps que nécessaire ».

Après le vote sur les néonicotinoïdes, un nouveau député quitte le groupe LREM à l’Assemblée

Bien que, dans sa demande formulée en septembre, le parquet de Bordeaux ait souligné qu’une mesure de garde à vue était le « seul moyen désormais » mis à sa disposition « pour le contraindre à venir s’expliquer et fixer les limites de ses agissements », le Bureau de l’Assemblée avait considéré que l’audition sous ce régime privatif de libertés « ne paraît pas suffisamment étayée pour être considérée comme nécessaire ».





nouvelobs

A lire aussi

Laisser un commentaire