28 collectivités lancent un appel pour soutenir SOS Méditerranée et ses sauvetages en bateau


« Il s’agit de sauver des vies, sans distinction. » Vingt-huit collectivités lancent un appel dans une tribune publiée sur Franceinfo ce jeudi 21 janvier pour soutenir SOS Méditerranée. Ils souhaitent « affirmer collectivement l’inconditionnalité du sauvetage en mer ». Une tribune parue alors que le premier naufrage de l’année en Méditerranée centrale avait eu lieu la veille, faisant au moins 43 morts.

Parmi les signataires, la maire de Paris, Anne Hidalgo, le maire de Grenoble, Eric Piolle, ou encore Pierre Hurmic, le maire de Bordeaux. Ils rappellent que la Méditerranée est « la route migratoire la plus meurtrière au monde ».

Le jour de ce naufrage près de Lampedusa, Olivier a pensé à son grand-père

Plus de 20 000 personnes ont péri noyées ces six dernières années en tentant de traverser sur des embarcations de fortune. L’Organisation internationale des Migrations a dénombré 1 224 morts pendant la seule année 2020. Mais faute de témoins, le nombre de naufrages et de victimes est en réalité bien plus élevé.

« Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas »

Les signataires appellent les villes, intercommunalités, départements et régions de France à soutenir SOS Méditerranée. Ils souhaitent apporter « leur soutien moral et financier » aux trois missions poursuivies par cette association : secourir les personnes en détresse en mer, protéger les rescapés et « témoigner du drame humain qui se déroule en Méditerranée centrale ».

« Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas », affirment-ils.

La possibilité d’une île… pour migrants

Créée en 2015, l’association SOS Méditerranée a été labellisée « Grande cause nationale » par l’Etat en 2017. Depuis cinq ans, elle a sauvé 31 799 personnes, d’abord avec le bateau « Aquarius », puis avec l’« Ocean Viking » à compter d’août 2019.

La pandémie de Covid-19 a largement impacté l’action de SOS Méditerranée, puisque les missions de sauvetage ont été suspendues. Si les ports d’Europe ont fermé, les départs depuis la Libye se poursuivaient.

« Il s’agit de sauver nos valeurs et d’assumer la part qui est la nôtre. Tant que les Etats européens se soustrairont à leur devoir, nous serons là pour nous mobiliser et faire vivre SOS Méditerranée et sa mission vitale de sauvetage en mer », écrivent les signataires de l’appel.





nouvelobs

A lire aussi

Laisser un commentaire