Le décryptage éco. Que va changer concrètement la présidence Biden pour l’économie européenne ?


Discours de Joe Biden, 46e Président des Etats-Unis à New Castle (USA),  le 19 janvier 2021. (JIM WATSON / AFP)

Ce qui empoisonne le plus la relation franco-américaine, ce sont les taxes sur les produits que l’on vend aux États-Unis. Il est peu probable que Joe Biden les supprime totalement car il a fait campagne sur des mesures protectionnistes, 
mais la France espère qu’il va au moins les diminuer. Et alléger ainsi un peu la facture. Car depuis quatre ans, c’est l’escalade : de nombreux produits comme l’acier, le fromage, l’huile d’olive, des articles de luxe… se sont vu appliquer des taxes punitives par Trump. Il y a quelques jours encore, les vins et cognacs étaient eux aussi touchés par ces droits de douanes de 25 %. Un désastre pour la filière qui s’attend à une chute des exportations vers les États-Unis d’un milliard d’euros par an.

Dans ce dossier, La France n’est pas seule. L’Europe compte ouvrir très vite des discussions avec Biden pour trouver un accord commercial. En attendant, elle espère négocier des moratoires. L’autre dossier sur lequel on espère une détente, c’est celui qui oppose Airbus à son concurrent américain Boeing. Ce conflit commercial dure depuis 2004, et concerne des aides publiques jugées illégales versées aux deux groupes. Il est aussi à l’origine de lourdes taxes douanières
Et là encore, l’arrivée de Biden est porteuse d’espoir, pour arriver à une normalisation dans les prochains mois.  Si la France trouve des terrains d’entente sur le luxe, les vins, l’aéronautique, cela fera beaucoup de bien à notre économie, car ces secteurs sont nos principaux fleurons à l’export. 

Tout dépend de la position de Joe Biden à l’égard de ces firmes qui l’ont soutenu pendant sa campagne. Va-t-il accepter de les encadrer fiscalement dans le cadre d’un accord international ? La France se laisse jusqu’à l’été pour le convaincre. 
Faute de quoi, Bruno Le Maire a promis de garder et d’appliquer la taxe Gafa française. Ce serait, en revanche, une source de litige avec Biden. 

Enfin, dernier point important, sur le climat. Le retour des États-Unis dans l’accord de Paris est une bonne nouvelle pour la planète, mais aussi pour notre économie. Cela ouvre des débouchés aux entreprises françaises. Elles sont bien placées sur ce créneau des énergies vertes, et pourront plus facilement exporter leur savoir-faire.

 



FranceTVinfo

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