Des élus veulent la dissolution de Génération identitaire après une opération anti-migrants dans les Pyrénées


Plusieurs élus d’Occitanie, dont la présidente socialiste de région, Carole Delga, ont dénoncé mardi 19 janvier une opération « anti-migrants illégale » de Génération identitaire entre Luchon (Haute-Garonne) et l’Espagne, en demandant des sanctions.

Mardi, une trentaine de personnes « dans des voitures sérigraphiées Défend Europe » se sont installées au Col du Portillon, certains sont « partis en randonnée » et utilisant « un drone » pour surveiller la frontière, a indiqué la gendarmerie.

Quelques militants ont également « été délogés du barrage hydroélectrique de Melles », a précisé la même source.

« Coup de force contraire aux valeurs de la République »

« Cette opération, menée en toute illégalité, a seulement pour but de créer le buzz médiatique et ainsi permettre à ces extrémistes de développer leur discours de haine », ont dénoncé dans un communiqué commun, Carole Delga, le président du Conseil départemental de la Haute-Garonne Georges Méric (PS), le député de Haute-Garonne Joël Aviragnet (PS) et le maire de Luchon Eric Azemar (Sans étiquette).

Ces élus demandent « au préfet de la Haute-Garonne de mettre fin fermement et sans délai à ce coup de force, indigne et contraire aux valeurs de la République et de notre territoire » réclamant que des poursuites soient engagées contre les instigateurs qui avaient mené une opération similaire dans les Alpes, rappellent-ils.

Ils demandent également au ministère de l’Intérieur de dissoudre « ce groupuscule d’extrême droite violent et dangereux ». De son côté, le préfet de région « a fermement » condamné en fin d’après midi ces actions « purement symboliques qui n’ont provoqué aucun trouble à l’ordre public mais qui ont mobilisé inutilement les forces de l’ordre, les détournant de leur mission de surveillance de la frontière », a-t-il souligné dans un communiqué.

Dissoudre Génération identitaire ?

Le préfet a précisé que l’un des activistes d’extrême droite avait été entendu par la gendarmerie après avoir participé au « déploiement d’une banderole sur un site appartenant à EDF ».

Selon un message de Génération identitaire posté sur les réseaux sociaux, cette campagne baptisée « Défend Europe » entend lutter contre le « risque terroriste et migratoire dans les Pyrénées ».

« Cette immigration massive contre laquelle les différents gouvernements n’ont jamais lutté véritablement, nous, Génération identitaire […] avons décidé de nous y opposer concrètement donc nous avons voulu prêter main-forte aux forces de l’ordre », a indiqué par téléphone Thaïs d’Escufon une porte-parole de Génération identitaire à Toulouse, présente sur l’opération pyrénéenne.Opération anti-migrants dans les Alpes : le groupe d’extrême droite Génération identitaire relaxé en appel

En décembre, Génération identitaire (GI) et trois de ses cadres avaient été relaxés par la cour d’appel de Grenoble, dans l’affaire des opérations anti-migrants menées en 2018 dans les Alpes, à la frontière franco-italienne.





nouvelobs

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