en Virginie, dans l’Amérique des milices



Ça fait toujours drôle de voir débarquer plein de types cagoulés, masqués, exhibant leurs fusils semi-automatiques AR-15, la poitrine ceinte de munitions, façon Rambo. Ce lundi 18 janvier, c’est le rassemblement annuel des pro-armes à Richmond, capitale de la Virginie – Etat frontalier de Washington, la capitale fédérale, où se déroule l’investiture de Joe Biden mercredi. La ville s’est barricadée. Des rues barrées, le Capitole local encerclé de barrières et des policiers en veux-tu en voilà. Mais ils sont venus quand même, les Proud Boys, les Boogaloo Boys, les milices de Virginie… Ils tournicotent dans les rues, paradant avec leurs armes, pour clamer leur volonté de défendre jusqu’au bout le deuxième amendement de la Constitution, qui garantit le « droit du peuple de détenir et de porter des armes ». Ils posent devant les journalistes et les caméras, friment avec leur attirail, AR-15 ou Glock, balancent des slogans dans les haut-parleurs. Visite guidée.

Depuis qu’ils ont été encouragés à l’automne 2020 par Donald Trump, qui, invité à dénoncer leurs agissements publiquement par le présentateur du premier débat présidentiel face à Joe Biden, les avait appelés à se « mettre en retrait » et à « se tenir prêts », c’est peut-être le groupe le plus célèbre de suprémacistes blancs, bien reconnaissables à leurs polos noirs à rayures jaunes siglés Fred Perry, marque récupérée par les skinheads et l’extrême droite. Les Proud Boys nient être suprémacistes, faisant valoir q

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nouvelobs

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