« Je n’ai rien à craindre », estime Dupond-Moretti après l’ouverture d’une enquête le visant


Le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti s’est dit « totalement serein » et a estimé n’avoir « rien à craindre » après l’ouverture de l’enquête judiciaire pour « prise illégale d’intérêts » qui le vise.

En marge d’un débat sur la justice des mineurs devant la Commission des lois du Sénat ce mercredi 13 janvier, la vice-présidente PS de la commission Marie-Pierre de La Gontrie a demandé au ministre : « A quel stade de la procédure pensez-vous que cela deviendrait problématique pour assurer votre fonction de garde des Sceaux ? »

« Mon crime est d’avoir exercé mes fonctions exactement comme l’auraient fait mes prédécesseurs dans des circonstances analogues. […]J’ai suivi en effet les recommandations de mon administration et je le démontrerai », a-t-il répondu.

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« Si l’objectif de tout cela, comme c’est d’ores et déjà exprimé par certains, c’est de m’interdire de travailler, ceux-là en seront pour leurs frais », a-t-il ajouté, remerciant la sénatrice de son « aimable interpellation » sur son « sort à venir ».

Des plaintes de trois syndicats

L’enquête ouverte ce mercredi pour « prise illégale d’intérêts » – menée par la commission d’instruction de la Cour de justice de la République (CJR), seule juridiction habilitée à juger des ministres – fait suite aux plaintes déposées en décembre par trois syndicats (Union syndicale des magistrats, Syndicat de la magistrature, Unité magistrats SNM FO) et l’association Anticor.

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Au cœur des accusations contre le ministre figure l’enquête administrative qu’il a ordonnée contre trois magistrats du parquet national financier (PNF), qui avaient participé à une enquête préliminaire visant à identifier la taupe qui aurait informé Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog qu’ils étaient sur écoute.

Pendant ces investigations, des facturations téléphoniques détaillées de plusieurs avocats avaient été examinées, dont celle du futur ministre qui avait porté plainte avant de la retirer à son entrée au gouvernement.





nouvelobs

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