Mais que faisait donc le drapeau du Sud-Vietnam parmi les putschistes du Capitole ?



« Il y a le drapeau du Sud-Vietnam au Capitole ! » C’est ma mère, cet œil de lynx, qui la première me l’a signalé. Sur une photo représentant Richard Barnett, l’homme qui s’est introduit dans le bureau de Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre des représentants des Etats-Unis, on l’entraperçoit, ce drapeau jaune avec des rayures rouges, que seuls les Vietnamiens de sa génération ont connu.

Ce drapeau, c’est celui de l’éphémère République du Sud-Vietnam. Née en 1955, au lendemain de la guerre d’indépendance face à la France, et des accords de Genève qui coupaient le Vietnam en deux, elle est morte en 1975, lors de la chute de Saigon, le 30 avril. Considérée par beaucoup comme un régime fantoche aux mains des Américains, elle avait néanmoins une armée, un hymne et un drapeau. Celui-ci est toujours chéri dans la diaspora vietnamo-américaine, qui continue à l’honorer et à le brandir à chaque rassemblement. A l’instar de ces nostalgiques du drapeau confédéré dans les Etats américains du Sud, qui cultivent la romantisation d’une lost cause (cause perdue), façon Margarett Mitchell, autrice d’« Autant en emporte le vent », et ses esclaves si heureux avec leurs bons maîtres (sic).

C’est ce drapeau, rappelant la guerre du Vietnam, qui s’est retrouvé, le 6 janvier, flottant dans le ciel de Washington, devant le Capitole envahi par des factieux trumpistes. Aux côtés, d’ailleurs, du drapeau confédéré ou du drapeau Betsy Ross, une des versions originelles du drapeau américain, datant de 1

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nouvelobs

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