Le Congrès ouvre la voie à un deuxième procès en destitution de Trump


Et de deux ! Une majorité d’élus de la Chambre des représentants a voté mercredi 13 janvier la mise en accusation formelle de Donald Trump pour avoir encouragé l’assaut contre le Capitole qui a fait cinq morts et ébranlé les Etats-Unis, ouvrant la voie à un deuxième procès historique du président des Etats-Unis.

Le seuil de 217 voix en faveur de l’inculpation de Trump a été dépassé, la Chambre à majorité démocrate continuant à voter sur l’adoption de l’acte d’accusation visant le milliardaire républicain, dans une capitale fédérale sous haute tension. Dix républicains ont déjà voté avec les démocrates en faveur de l’impeachment.

Le procès de Donald Trump, par les sénateurs, devrait se dérouler après son départ de la Maison Blanche, le 20 janvier.

Donald Trump avait déjà fait face à une procédure d’« impeachment » en décembre 2019. Il devient le premier président des Etats-Unis à être deux fois mis en accusation.

Le Parti républicain paie le prix de sa lâcheté face aux dérives de Trump

Ce vote marque l’ouverture formelle de la procédure de destitution contre le 45e président. S’il avait été acquitté par le Sénat lors de l’affaire ukrainienne en février 2020 à l’issue d’un procès de deux semaines, Donald Trump est aujourd’hui plus seul que jamais après une série de démissions dans son gouvernement et des critiques cinglantes.

Trump ne reconnaît aucune responsabilité

Après les violences à Washington du 6 janvier, Donald Trump a tenté mardi d’adopter une posture moins agressive que la semaine dernière, évoquant le temps « de la paix et du calme ». Mais il a aussi obstinément refusé de reconnaître la moindre responsabilité dans l’assaut contre le Capitole, jugeant que son discours avait été « tout à fait convenable ».

DOSSIER. Aux Etats-Unis, la fin de mandat chaotique de Donald Trump

Son vice-président Mike Pence a plus tard définitivement écarté l’autre menace qui pesait sur sa fin de mandat, en refusant d’invoquer le 25e amendement de la Constitution qui lui aurait permis de démettre le président sortant, en le déclarant inapte à exercer sa fonction.





nouvelobs

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