Juste avant le vote sur sa mise en accusation, Trump lance un appel au calme


A quelques heures d’un vote qui doit le mettre en accusation pour « incitation à l’insurrection », le président des Etats-Unis Donald Trump a lancé ce mercredi 13 janvier un appel au calme à « tous les Américains » à l’approche de nouvelles manifestations à travers le pays.

« Je vous le demande : PAS de violence, PAS de délits, PAS de vandalisme », a écrit le locataire de la Maison-Blanche dans un bref communiqué envoyé au moment où le Congrès s’apprête à le mettre en accusation pour avoir encouragé l’assaut contre le Capitole il y a une semaine.

« Ce n’est pas ce que nous représentons et ce n’est pas ce que représente l’Amérique », a-t-il ajouté. « J’appelle TOUS les Américains à aider à apaiser les tensions », a-t-il encore écrit.

L’inquiétude grandit aux Etats-Unis à l’approche de la cérémonie d’investiture de Joe Biden, alors que plusieurs médias américains ont fait état mardi d’un rapport du FBI s’inquiétant de manifestations armées organisées dans les jours à venir.

Donald Trump est accusé d’avoir attisé la colère et la violence de ses partisans qui ont tenté de prendre le Capitole. Mardi, il a toutefois refusé de reconnaître toute responsabilité dans les événements du 6 janvier, estimant que le discours qu’il avait prononcé ce jour-là était « tout à fait convenable ».

Le Parti républicain paie le prix de sa lâcheté face aux dérives de Trump

« Il doit partir »

Au même moment mercredi au Congrès, les députés tenaient un débat sur une nouvelle mise en accusation du président sortant. « Le président des Etats-Unis a incité à cette insurrection, cette rébellion armée », a expliqué la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi. « Il doit partir, il est un danger évident et immédiat contre la nation que nous aimons tous. »

Les élus républicains ont au contraire accusé les démocrates de vouloir mener un nouveau procès politique contre le président républicain. Pour le chef des républicains à la Chambre des représentants, Kevin McCarthy, une mise en accusation de Donald Trump une semaine avant la fin de son mandat serait « une erreur », bien qu’il estime que celui-ci a une « responsabilité » dans les violences du Capitole.

DOSSIER. Aux Etats-Unis, la fin de mandat chaotique de Donald Trump

Selon CNN, au moins six républicains ont toutefois déjà fait part de leur intention de voter en faveur d’une mise en accusation.





nouvelobs

A lire aussi

Laisser un commentaire