Donald Trump juge « totalement ridicule » la procédure d’« impeachment » qui le vise


Cinq jours après l’invasion violente du Capitole à Washington, qui a choqué les Etats-Unis et le monde, Donald Trump persiste et signe. Selon lui, la procédure d’« impeachment » qui le vise est « totalement ridicule ».

Face à la presse, ce mardi 12 janvier, il a estimé que cette procédure était « une continuation de la plus grosse chasse aux sorcières de l’histoire de la politique », reprenant l’argument de la persécution dont il a souvent usé lors de son mandat. Cette procédure provoque selon lui « une immense colère » chez ses partisans.

Accusé d’avoir attisé les violences de ses soutiens, le président sortant a également estimé que le discours qu’il a tenu avant l’assaut devant les manifestants était « tout à fait convenable ». Il y avait pourtant multiplié les déclarations incendiaires devant une foule chauffée à blanc.

Avec les violences du Capitole, « Donald Trump mute en tribun de la plèbe »

« Vous devez montrer votre force »

A Washington le 6 janvier, il avait appelé ses fidèles à « descendre Pennsylvania Avenue » et à « marcher vers le Capitole ». « Vous ne reprendrez jamais le pays en étant faibles. Vous devez montrer votre force, vous devez être forts », avait-il clamé, continuant les déclarations sur une élection « volée » par les démocrates.

« Nous n’abandonnerons jamais, nous ne concéderons jamais la défaite, cela n’existe pas, vous ne concédez rien quand il s’agit d’un vol. »

C’est ce qu’il avait encore affirmé devant ses partisans, en accusant Joe Biden d’être « illégitime ».

Ce mardi, il a assuré qu’il ne souhaitait « pas de violences » dans le pays.

Il a aussi jugé que les réseaux sociaux tels que Twitter qui ont suspendu son compte faisaient « une erreur catastrophique ».

DOSSIER. Aux Etats-Unis, la fin de mandat chaotique de Donald Trump

Donald Trump est sous le coup d’une deuxième procédure de destitution historique, dont l’acte d’accusation sera examiné mercredi par la Chambre des Représentants. Le 20 janvier prochain, il devra céder sa place de président des Etats-Unis à Joe Biden, qui sera investi lors d’une cérémonie à laquelle Trump a décidé de ne pas participer.





nouvelobs

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