Cécilia Attias, ex-épouse de Nicolas Sarkozy, était rémunérée par l’Assemblée quand il était ministre


Une nouvelle affaire embarrassante pour Nicolas Sarkozy ? « Le Canard enchaîné » révèle dans une enquête à paraître ce mercredi 13 janvier que Cécilia Attias, ex-épouse de l’ancien président a été rémunérée entre 2002 et 2003 en tant que collaboratrice de député pendant neuf mois. Un travail dont le palmipède affirme ne pas avoir trouvé de trace.

Selon l’hebdomadaire, Cécilia Attias, alors Cécilia Sarkozy, a été engagée entre 2002 et mars 2003 comme assistante parlementaire de la députée des Hauts-de-Seine Joëlle Ceccaldi-Raynaud. Celle-ci remplaçait Nicolas Sarkozy, devenu ministre de l’Intérieur.

Au procès Bismuth, Nicolas Sarkozy assume : « J’ai passé ma vie à donner des coups de pouce »

« Le Canard » révèle que pour 75,84 heures de travail par mois, Cécilia Sarkozy touchait 3 088 euros nets. En quoi consistait cet emploi ? L’hebdomadaire affirme dans son enquête que « pas un article, pas le moindre reportage, pas un seul des multiples ouvrages consacrés à l’ex-première dame ne mentionne son boulot d’attachée parlementaire auprès de la députée de Puteaux ».

Un contrat mais pas de bureau ?

« Le Canard enchaîné » souligne qu’à l’époque, Cécilia Sarkozy mettait en avant son rôle auprès de son mari place Beauvau. Elle disposait même d’un bureau sur place même si elle affirmait auprès de l’émission « Envoyé spécial » travailler « de façon bénévole ». Selon le journal, elle ne disposait pas d’un bureau à la « mairie de Neuilly-sur-Seine », mentionné comme son lieu de travail sur son contrat.

Contacté par « le Canard », Cécilia Sarkozy n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet. Le cabinet de Nicolas Sarkozy a reconnu auprès de RTL l’existence de ce contrat, et précisé au « Canard » que cet emploi a duré « neuf mois jusqu’en mars 2003 ». Il aurait permis à Cécilia Sarkozy « d’assurer un suivi des dossiers » de la circonscription, une mission dans laquelle elle était « très impliquée ».

LIRE AUSSI > Bannis sous Sarkozy, la revanche de Cécilia et Richard Attias

Joëlle Ceccaldi-Raynaud, qui a récemment été mise en examen dans l’affaire des lingots d’or, a quant à elle rapidement coupé court aux questions du palmipède : « Hou là là ! mais vous remontez loin ! Je n’ai rien à vous dire ! »

Comme le fait remarquer le « Canard », les faits évoqués, s’ils sont avérés, sont prescrits, contrairement à ceux de l’affaire Penelope Fillon, qui avait éclaboussé François Fillon en 2017. Une enquête ne devrait donc pas être ouverte.





nouvelobs

A lire aussi

Laisser un commentaire