Un policier noir du Capitole s’est retrouvé seul face à la foule agressive des pro-Trump


Déterminée, hurlante, la masse des partisans de Donald Trump a pénétré dans le Capitole, véritable temple de la démocratie américaine, mercredi 6 janvier, le jour de la session de certification de la victoire de Joe Biden.

Face à cette foule qui refuse de reconnaître la victoire du démocrate à la présidentielle, un policier noir, seul, n’a pu que reculer, comme on le voit dans la vidéo ci-dessous.

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Les policiers ont vite été débordés par les manifestants qui ont envahi le bâtiment du Congrès et sont parvenus à interrompre la session qui devait proclamer la victoire de Joe Biden.

« Racisme sous-jacent »

Les images filmées à l’intérieur du Capitole vont profondément marquer l’histoire des Etats-Unis. Celles de ce policier noir, seul, débordé par des manifestants trumpistes agressifs illustrent les tensions qui secouent le pays où la question du racisme a ressurgi pendant la campagne.

A deux mois de l’élection présidentielle, les tirs d’un policier blanc sur Jacob Blake, un Afro-Américin qui a perdu l’usage de ses jambes à la suite de ce drame, avaient ainsi fortement politisé le débat. Donald Trump appelait alors au rétablissement de « la loi et l’ordre » quand Joe Biden dénonçait le « racisme sous-jacent » qui, selon lui, ronge l’Amérique.

L’Amérique, raciste pour l’éternité ?

Les Etats-Unis vivent un mouvement historique de protestation contre le racisme et les violences policières depuis la mort de George Floyd, asphyxié par un policier blanc, en mai, à Minneapolis.

« Rentrer à la maison »

Donald Trump avait prévenu qu’il tenterait d’empêcher le Congrès de certifier officiellement la victoire électorale de Joe Biden, qui doit prendre ses fonctions le 20 janvier. Faute de moyen légal, il avait appelé ses partisans, réunis à Washington, à manifester au Capitole.

Après plusieurs heures de chaos, il a finalement diffusé une courte vidéo sur Twitter où il a appelé les manifestants à « rentrer à la maison », sans exprimer le moindre regret ni condamner les violences et les dégradations.

« Même si Trump perd, le trumpisme ne disparaîtra pas »





nouvelobs

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