Avec les violences du Capitole, « Donald Trump mute en tribun de la plèbe »



Dans une vidéo publiée sur son compte Twitter, dans la nuit du jeudi 7 au vendredi 8 janvier, Donald Trump, de plus en plus isolé et vilipendé, a fait machine arrière. Le président sortant s’est dit « scandalisé par la violence, l’anarchie et la pagaille » de la prise d’assaut du Capitole, siège du pouvoir législatif américain, par ses partisans mercredi 6 janvier, au moment où les parlementaires étaient réunis pour entériner la victoire de son rival démocrate Joe Biden à la présidentielle. Il a reconnu la fin de son mandat, a admis que le « Congrès a certifié les résultats » de l’élection du 3 novembre et qu’« une nouvelle administration prêtera serment le 20 janvier ». Mais il n’a pas prononcé le mot « défaite », ni le nom de son successeur. Le 45e président des Etats-Unis a aussi annoncé à ses fidèles (68 % des Américains qui ont voté pour lui croient que l’élection a été truquée) que « l’aventure ne fait que commencer ». Bertrand Badie, politologue, professeur émérite à Sciences Po Paris et auteur de « Inter-socialités. Le monde n’est plus géopolitique » (CNRS Editions, 2020), revient sur ce qu’il considère comme « l’acte II du trumpisme ».

Après les violences du Capitole, la fin du « Truman Show »

La prise d’assaut par des partisans de Donald Trump du Capitole, à la suite de ses appels à manifester, a provoqué l’indignation, jusque dans les rangs du Parti républicain et de l’administration américaine. Plusieurs membres en ont démissionné. « Cela va être sauvage », avait pr

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nouvelobs

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