« La difficulté majeure, c’est le lien social », explique Audrey Richard de l’Association des DRH


Audrey Richard, présidente de l’Andrh (Association nationale des DRH), était l’invitée éco du mercredi 6 janvier 2021. (FRANCEINFO / RADIO FRANCE)

Les règles du télétravail, recommandées par le gouvernement, changent à partir du jeudi 7 janvier. Les salariés qui exerce leur activité à 100% à domicile vont pouvoir revenir dans leur entreprise, s’ils en éprouvent le besoin. « C’est une bonne chose », estime Audrey Richard, présidente de l’Andrh (Association nationale des DRH), invitée éco de franceinfo mercredi 6 janvier. Selon elle, les entreprises ont déjà commencé « à assouplir de façon très exceptionnelle » le dispositif, pour répondre à la demande de salariés en détresse. Elle donne notamment l’exemple « de dérives par rapport au travail » avec« des salariés qui travaillent sur une période tellement longue qu’ils en oublient de déjeuner, de dîner, de s’arrêter ».

« On a pris cette responsabilité » de les autoriser à revenir régulièrement dans l’entreprise, explique la représentante des DRH. Audrey Richard précise les nouvelles règles en vigueur : les salariés en télétravail sont autorisés à revenir une journée, mais « seulement à leur demande ».  

On ne fait pas revenir tout le monde une journée par semaine !

Audrey Richard, présidente de l’ANDRH

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La présidente de l’Andrh rappelle au passage une réalité : « Il ne faut jamais oublier que dans nos entreprises, on a des populations qui peuvent télétravailler et d’autres qui ne le peuvent pas. » Est-ce une injustice ? Non, selon cette directrice des ressources humaines : « Les situations économiques des entreprises nous conduisent à aller dans ce sens ».   Mais pour Audrey Richard, les situations « hybrides » au sein des entreprises constituent bien un enjeu essentiel : « La difficulté majeure, c’est le lien social, la collaboration entre chaque équipe. »



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