ce que le Brexit va changer (ou non) pour les réfugiés



« Le Brexit ? Que voulez-vous que ça change pour des personnes comme nous ? » Lorsque Samir pose ses grands yeux cernés sur les autres « gens comme lui », candidats à l’exil vers l’Angleterre, son visage s’adoucit. Cet Iranien de 33 ans parle un français quasi parfait. Coincé à Calais, dans un campement improvisé près du Leroy Merlin, après plusieurs tentatives de traversée infructueuses, ce frêle jeune homme arrive tout droit de Dusseldorf, où un titre temporaire de séjour lui avait été accordé en 2015, fameuse époque où Angela Merkel acceptait d’accueillir sur son sol un million de demandeurs d’asile.

Une crise économique et une pandémie mondiale plus tard, une partie de ces titres ont expiré et n’ont pas été renouvelés, rejetant sur la route de l’exil des milliers de personnes comme Samir. « Soit ces personnes ont été déboutées du droit d’asile, soit elles sont dublinées, c’est-à-dire qu’elles sont supposées se résigner à rester dans le premier pays européen dans lequel leurs empreintes ont été enregistrées », résume François Guennoc, le président de l’association l’Auberge des migrants.

« Entre les tentes lacérées et les repas interdits, le Brexit est le cadet de leurs soucis… »

Brexit ou non, Calais restera le principal point de passage vers l’Angleterre. Et le retour de la frontière n’y changera pas grand-chose, commente-t-il. Selon ses chiffres, près de 8 000 personnes sont parvenues cette année à atteindre le littoral britannique. Le nombre d’exilés en transit dans la vi

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nouvelobs

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