Après le Brexit, Calais espère voir renaître les duty free et les « one day trips »



Depuis la baie vitrée des Lockwood, on aperçoit au large les ferries en chemin pour l’Angleterre. Les côtes britanniques ne sont qu’à vingt kilomètres, et dans cette élégante maison en briques blanches et bleues qui borde la plage de Calais, on aime se remémorer l’époque pas si lointaine où les cousins de Birmingham et autres Anglais traversaient la Manche monnayant 10 francs aller-retour, pour aller dévaliser en vin, bière et tabac les commerçants de la ville, sans oublier d’écluser quelques chopes au passage. C’était avant 1999 et la fermeture des Duty free… Une ère lucrative dont le Brexit, entré en vigueur ce 1er janvier, a intensément ravivé la nostalgie.

« Cette manne perdue, tout le monde espère la retrouver, moi le premier », avoue franchement Jacques Gounon, le patron de Getlink (ex-Eurotunnel). « Avant l’arrêt du Duty free, il y avait chaque année un million de voitures faisant l’aller-retour dans la journée, ce que le tunnel permet, pour uniquement acheter du vin, de la bière et du tabac, qui sont toujours moins chers aujourd’hui qu’en Angleterre ». Et si l’on est, aujourd’hui, si nostalgique à Calais de ces « one day trip » immortalisés par le grand photographe britannique Martin Parr, c’est qu’ils ont fait un temps la fortune de commerces locaux aujourd’hui éprouvés par la crise migratoire, puis la pandémie.

Espérant raviver la flamme de nos voisins outre-Manche, la mairie de Calais a bien tenté, l’été dernier, de « tirer au sort » 1 000 An

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nouvelobs

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