Zagurskas impatient d'entrer dans la cour des grands



  • Entretien avec Justinas Zagurskas à quelques mois de la Coupe du Monde de Futsal 2021
  • Le capitaine lituanien évoque sa découverte du futsal et ses ambitions pour le rendez-vous mondial
  • Il détaille les avantages et les inconvénients du report de la compétition

La Coupe du Monde de Futsal de la FIFA, Lituanie 2021™ débutera le 12 septembre prochain. À l’origine, le tournoi devait avoir lieu en 2020. Le pays hôte aura donc dû attendre un an de plus. Au micro de FIFA.com, le capitaine de la Lituanie Justinas Zagurskas, évoque la Coupe du Monde de Futsal et la discipline en général.

Justinas, où en est le futsal lituanien aujourd’hui ?

Chez nous, la discipline n’est pas professionnelle, mais plutôt semi-professionnelle. La Coupe du Monde a néanmoins permis aux équipes locales de faire un pas supplémentaire vers le professionnalisme. Ça se voit lorsqu’on observe les équipes sur le parquet et les joueurs appelés en équipe nationale : nous sommes là pour travailler, pas pour nous reposer. La communauté du futsal lituanien se développe. Le mouvement ne va certainement pas s’arrêter après la Coupe du Monde ; au contraire, il va se renforcer.

La Coupe du Monde de Futsal de la FIFA a-t-elle modifié l’image du futsal en Lituanie ?

Les médias s’intéressent davantage à nous et l’équipe nationale a reçu plusieurs offres commerciales intéressantes. Nous avons mené nos préparatifs au pas de charge car tout le monde était impatient d’accueillir le tournoi. De ce point de vue, on ne peut que regretter le report d’un an, en raison de la pandémie de Covid-19. Malgré tout, nous restons dans un état d’esprit très positif. Nous sommes bien décidés à donner le meilleur de nous-mêmes le moment venu.

Pourquoi avoir choisi le futsal ?

J’ai longtemps joué au football, mais des problèmes de santé m’ont contraint à abandonner le gazon. C’est là que je me suis tourné vers le futsal. Dans ma jeunesse, il m’était arrivé d’y jouer. J’ai même gagné un titre de champion durant ma scolarité. J’ai toujours apprécié le futsal, mais ce n’est qu’à partir de 16 ans que j’ai commencé à m’investir sérieusement. C’est un sport rapide, dynamique, avec beaucoup de buts et beaucoup de variations tactiques sur les coups de pied arrêtés. C’est assez plaisant. Je me suis vite pris au jeu et voilà où tout ça m’a mené.

Qu’avez-vous appris en affrontant les plus grands clubs européens de la discipline ?

Jouer contre l’Inter, Barcelone ou Tioumen est une expérience inoubliable. Nous allons également retrouver des adversaires de haut niveau pendant la Coupe du Monde, ce qui va nous permettre de poursuivre notre progression. En premier lieu, nous allons apprendre à gérer le stress et la pression inhérente à ce type de compétition. Affronter des clubs de haut niveau, c’est une bonne façon de préparer la Coupe du Monde. Nous travaillons dur. Le sélectionneur nous dit de ne pas avoir peur. Il nous rappelle que nos adversaires sont humains, comme nous. Sur le parquet, tout peut arriver, surtout quand on est motivé. Nous avons obtenu des résultats intéressants, mais il nous reste encore une belle marge de progression. Ces matches nous ont permis d’identifier les points à améliorer, tant chez les joueurs qu’au niveau de l’encadrement technique. Par ailleurs, nous sommes entrés dans l’histoire en remportant deux victoires de suite. Au-delà des résultats, c’est l’état d’esprit dont nous avons fait preuve sur le terrain qui est encourageant. Les efforts consentis à l’entraînement ont porté leurs fruits. Au niveau de la confiance, tout ça a été très bénéfique. Nous sommes tous très motivés et nous pourrons nous appuyer sur une excellente préparation au moment d’entamer la phase finale.

Quelles sont vos ambitions pour cette Coupe du Monde de Futsal de la FIFA ?

Il reste encore beaucoup de temps avant le début du tournoi. Nous avons encore du chemin à parcourir et, de ce fait, il m’est difficile d’évaluer nos chances. Ce que je peux dire, c’est que nous aborderons chaque match avec l’ambition d’obtenir un résultat positif. Nous allons tout donner.

Comment avez-vous vécu le report de la compétition ?

Dans un sens, c’est positif. Nous avons bénéficié d’un délai supplémentaire pour travailler sur nos points faibles. D’un autre côté, c’est dommage car nous attendions ce tournoi avec beaucoup d’impatience. La saison dernière, certains d’entre nous ont consenti des sacrifices personnels importants pour bien préparer la Coupe du Monde. Désormais, tout est à refaire. Mais au fond, peu importe : quand la Coupe du Monde débutera, nous donnerons le maximum, quelle que soit l’année.

Comment décririez-vous la Lituanie à un visiteur de passage ?

Je commencerais par lui recommander de visiter nos grandes villes. Chacune possède son architecture et ses sites incontournables. Par ailleurs, je suis moi-même un grand amoureux de la nature. Je lui conseillerais donc de partir à la découverte de nos campagnes. Aux supporters qui prévoient de se rendre en Lituanie pendant le tournoi, je peux dire ceci : notre pays est très vert. Il y a beaucoup d’espaces verts, de collines, de champs, de parcs et de sites qui offrent une vue exceptionnelle sur des paysages étonnants. Il est également possible de louer une montgolfière pour découvrir la Lituanie d’en haut.

Qu’est-ce que cette Coupe du Monde de Futsal de la FIFA peut apporter à la Lituanie ?

Pour les joueurs, c’est une bonne occasion de se mettre en valeur. Certains internationaux ont déjà été contactés par des clubs étrangers et ont négocié des contrats. Pour un pays comme la Lituanie, cette Coupe du Monde représente un événement extraordinaire. Nous n’avons jamais rien connu de tel et personne ne sait si nous aurons l’occasion de revivre quelque chose de similaire un jour. En 2011, nous avons organisé une grande compétition de basket-ball, le Championnat d’Europe. Mais là, c’est différent : nous parlons d’une Coupe du Monde. Si la situation sanitaire évolue de façon positive, j’espère que beaucoup de gens pourront venir en Lituanie. Ce tournoi va permettre à notre pays de gagner en notoriété. Partout dans le monde, les gens vont entendre parler de la Lituanie.



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