Buzyn, Raoult, Bigard… Le palmarès politique de 2020


Le raté de l’année : Agnès Buzyn

Celle qui avait quitté le ministère de la Santé au tout début de l’épidémie pour se lancer en catastrophe dans la course à la mairie de Paris a finalement tout perdu. Elle a été rattrapée par les soupçons de scandale sanitaire, puis a sombré aux municipales.

Le baroud d’honneur d’Agnès Buzyn à Paris

Le gourou de l’année : Didier Raoult

Génie incompris, agent provocateur ou les deux à la fois ? Le sulfureux chantre de la chloroquine a défrayé la chronique durant le premier confinement, persuadé d’avoir trouvé le remède miracle, avant d’être désavoué et de claquer la porte du conseil scientifique présidentiel.

La face cachée de Didier Raoult, professeur le plus controversé de France

La révélation de l’année : Olivier Véran

L’ancien socialiste lorgnait depuis longtemps le ministère de la Santé, mais il ne s’attendait certainement pas à l’obtenir en pleine pandémie mondiale. Le ministre novice s’est retrouvé très exposé et a fait montre de ses qualités : sobriété, solidité. Même si le second confinement fut plus brouillon pour lui comme pour tout l’exécutif, dont la gestion de crise fait l’objet de plaintes en justice.Olivier Véran : ministre des urgences… et de la pénurie

La conquête de l’année : Marseille

Beaucoup à gauche en ont rêvé, Michèle Rubirola l’a fait : arracher un bastion à la droite, en l’occurrence Marseille, en réussissant le tour de force d’unir les gauches. Les Marseillais et même tous les Français ont cependant découvert une personnalité complexe, qui a fini par démissionner de son fauteuil de maire cinq mois après son élection.

Michèle Rubirola, le Printemps d’une Marseillaise

Michèle Rubirola, en juillet 2020. (AP/SIPA)

Le chouchou de l’année : Edouard Philippe

Le Premier ministre était promis à un rôle de « collaborateur » du président jupitérien. Il s’est finalement révélé au fil de ses trois années à Matignon, parvenant même à ne pas être trop abîmé dans l’opinion par les polémiques sur la pénurie de masques et à faire de l’ombre au chef de l’Etat, avant d’être débarqué. Mais le maire du Havre demeure en tête des sondages de popularité.

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Le succès de l’année : la vague verte aux municipales

La crise du coronavirus n’aura pas eu raison de la prise de conscience écolo dans l’Hexagone. Aux élections municipales, les maires verts – et surtout vertes – ont poussé comme des champignons aux quatre coins du pays, particulièrement dans les grandes villes (Bordeaux, Lyon, Strasbourg…)

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L’étoile filante de l’année : Jean-Marie Bigard

L’humoriste qui « chie sur le président » ambitionnait de le remplacer à la faveur de la prochaine élection suprême. Mais l’autoproclamé « candidat du peuple » a rapidement mis fin à la mauvaise blague après un – très – bref tour de piste.

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La vidéo (trash) de l’année : Benjamin Griveaux

Victime de l’ère du « trash » et du « revenge porn », l’ancien porte-parole du gouvernement a été contraint de renoncer aux élections municipales à Paris, après la divulgation de vidéos intimes, au terme d’un polar sordide mais bien réel.

Qui a voulu la peau de Benjamin Griveaux ?

Le mot de l’année : déconfinement

Indéniablement le hit de l’année, même s’il y avait aussi « confinement » et « reconfinement », mais finissons par une touche d’espoir. Inventons même un nouveau mot : « redéconfinement ».

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