200 maires souhaitent se faire vacciner pour donner l’exemple


Dans un manifeste consulté par « le Figaro » mardi 29 décembre, 200 maires de tous bords politiques s’engagent à se faire vacciner au plus vite pour convaincre les Français de faire de même. Karl Olive, l’édile de Poissy dans les Yvelines (DVD), est à l’origine de cette initiative.

« Parce que les Français ont confiance en leur maire, notre exemple et notre incitation peuvent convaincre demain des administrés aujourd’hui fébriles. Dans nos marchés de centre-ville ces jours derniers encore, six administrés sur dix nous posent la même question : “Et vous, allez-vous vous faire vacciner ?” »« A mesure que la défiance envers les institutions augmente, celle envers le vaccin augmente aussi »

Ils se présentent comme « des catalyseurs de la solution » car « depuis le début de la pandémie, nous avons toujours été au cœur des solutions, moteur des solidarités, force des résolutions : achats, fabrications et distributions des masques, ouvertures de nos écoles pour les enfants des personnels soignants pendant le premier confinement, ouverture de centres communaux de dépistage… Le maire reste l’élu de référence, le fantassin de la République. »

Parmi les signataires il y a le maire de Dijon (François Rebsamen, PS), ses homologues d’Antibes (Jean Leonetti, LR), d’Arras (Frédéric Leturque, DVD), de Saint-Ouen (Karim Bouamrane, PS), de Trèbes (Eric Ménassi, DVG), des Mureaux (François Garay, DVG), de Plœmeur (Ronan Loas, DVC) ou encore de Fontainebleau (Frédéric Valletoux, Agir, par ailleurs président de la Fédération hospitalière de France).

Un rôle « significatif »

Vacciner les élus devant caméras et photographes, « voilà qui couperait court également à cette idée répandue que les aînés dans les Ehpad seraient pris pour des cobayes. Qu’il faudrait d’abord tester les effets secondaires sur eux, et ensuite nous aviserions ! Quelle honte. Coupons court à cela et allons plus loin et plus rapidement dans notre démarche républicaine et sanitaire. Pas question de prendre la place de quiconque – le sujet n’est pas là –, nous attendrons notre tour s’il le faut, mais la symbolique est forte. L’Etat aurait bon ton de faciliter cette initiative. Dans cette étape comme les précédentes, notre rôle est déterminant ».

Karl Olive souhaite que les édiles jouent un rôle significatif lors de la campagne de vaccination et que l’Etat « s’appuie sur les collectivités ».

« Elle [La campagne, NDLR] ne peut pas se faire sans le couple préfets-maires. Je propose d’ores et déjà à l’Agence régionale de Santé (ARS) que notre salle des fêtes, qui était déjà un centre de dépistage, puisse devenir un centre de vaccination. On est capable de le faire demain. Ça sera effectué par des gens identifiés par les administrés donc on aura leur confiance. »« Des centaines de personnes âgées risquent d’être exclues de la vaccination au départ »

La proportion de Français souhaitant se faire vacciner atteint désormais l’un des niveaux les plus bas du monde. Elle est passée de 64 % en juillet à 53 % en novembre et serait désormais à 44 % d’après une enquête de BVA publiée dimanche 27 décembre dans le « JDD ».

Un sondage Ipsos Global Advisor publié mardi 29 décembre octroie même à la France la place de « championne du monde » des pays réfractaires, devant la Russie et l’Afrique du Sud.





nouvelobs

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