Olivier Faure défavorable à une primaire commune de la gauche et des écologistes


Le premier secrétaire du PS Olivier Faure s’est montré lundi 28 décembre défavorable à l’idée d’une primaire pour choisir un candidat commun à la gauche et aux écologistes à la présidentielle de 2022, tout en notant qu’Anne Hidalgo, si elle était candidate, ferait « une excellente présidente ».

« En 2022 sans candidat commun, on prend le risque évident de dérouler un tapis rouge sous les pieds du duo Macron-Le Pen », alerte-t-il de nouveau dans un entretien au « Parisien », en soulignant que sa « main reste tendue » vers les écologistes également pour les régionales de 2021.

Olivier Faure : « La gauche a raté des rendez-vous »

Mais « ras le bol du tout à l’ego. Quel est le sens de ces combats au dernier sang contre ceux qui vous sont les plus proches ? », interroge-t-il à propos de l’idée d’une primaire.

Il ne pense pas que ce système soit « le plus efficace », car « la sélection simultanée du candidat et du projet ne favorise pas l’émergence d’un projet commun, condition d’une dynamique victorieuse ».

Le « projet », une priorité

Interrogé sur la maire de Paris Anne Hidalgo, il dit ne pas savoir si elle sera candidate, mais note que « l’évidence c’est qu’elle ferait une excellente présidente ».

Il appelle toutefois à parler d’abord « projet », « et nous verrons ensuite qui peut l’incarner et conduire le bloc social et écologique à la victoire ».

Olivier Faure : « L’ADN de la gauche, c’est la défense de la laïcité »

Le PS compte dans les six prochains mois rédiger ce projet, « en lien avec la société civile » pour le présenter lors de son campus fin août à Blois, avant « un Congrès de refondation » et des discussions avec des « partenaires » sur « un projet commun qui sera un contrat de gouvernement sur cinq ans ». « Ensuite nous verrons qui est en situation de conduire la campagne ».

« Clarification sur le productivisme », « grandes mutations écologiques, numérique, migratoire », « place des jeunes, des seniors, lutte contre les inégalités », « évolution de nos institutions » : pour Olivier Faure, le PS doit « aborder tous les sujets de front » et « ne plus se cacher derrière des ambiguïtés coupables ».





nouvelobs

A lire aussi

Laisser un commentaire