Un accord sur le Brexit enfin trouvé !


Le Royaume-Uni et l’Union européenne sont arrivés jeudi 24 décembre, à l’issue d’âpres négociations, à un accord de libre-échange post-Brexit, permettant in extremis d’éviter un « no deal » potentiellement dévastateur.

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« C’était un accord sur lequel il fallait se battre » a déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lors d’une conférence de presse avec le négociateur européen, Michel Barnier. Elle a également dit que l’accord était « équilibré » et « juste » pour chaque partie. Le Royaume-Uni restera « un partenaire digne de confiance » de l’UE, l’accord « nous permettra de nous assurer que nous pouvons finalement laisser le Brexit derrière nous », a-t-elle encore ajouté.

« Affaire conclue »

De son côté, Boris Johnson, le Premier ministre britannique, s’est félicité sur Twitter qu’un accord ait été trouvé. « Affaire conclue », a-t-il écrit, accompagnant son message d’une photo de lui-même exultant, bras écartés, les deux pouces en l’air. Selon lui, l’accord est « bon pour toute l’Europe ». « Nous serons vos amis, vos alliés et votre premier marché », a-t-il assuré.

Dans un tweet, Emmanuel Macron a salué l’accord qui vient d’être conclu. « L’unité et la fermeté européennes ont payé. L’accord avec le Royaume-Uni est essentiel pour protéger nos citoyens, nos pêcheurs, nos producteurs. Nous nous assurerons que c’est bien le cas »

« Tout ce qui avait été promis aux Britanniques lors du référendum de 2016 et des législatives de l’année dernière est réalisé dans cet accord », a déclaré à l’AFP une source gouvernementale britannique.

La pêche, dernier sujet de tension

Il ne restait plus qu’un ultime sujet de dissension entre l’UE et le Royaume-Uni ce jeudi 24 décembre au matin : l’accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques.

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Les toutes dernières négociations portaient sur le partage des 650 millions d’euros de produits pêchés chaque année par les membres de l’UE dans les eaux britanniques et sur la durée de la période d’adaptation pour les pêcheurs européens.

L’UE avait rejeté cette semaine une offre de Londres. Les 27 ont finalement accepté de renoncer à environ 25 % de ces 650 millions à l’issue d’une période de cinq ans.

Une tâche compliquée

La conclusion d’un texte en à peine dix mois constitue un exploit pour les négociateurs, surtout pour un accord de cette envergure, puisque de tels pourparlers commerciaux prennent en général des années.

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La tâche a en outre été compliquée par le Covid-19, qui a contraint les négociateurs à échanger pendant plusieurs semaines par visioconférence et parfois même à suspendre les discussions à cause de cas positifs dans les équipes de négociation.





nouvelobs

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