Tout comprendre au « Congrès de Tours », événement fondamental de la gauche française


Le parti communiste, via de nombreux articles dans « l’Humanité », en fait grand cas. Cela se conçoit. On n’a pas tous les jours cent ans. Le reste de la presse est plus discret. C’est dommage. Le congrès qui s’est réuni à Tours il y a tout juste un siècle, des 25 au 30 décembre 1920 a en effet donné naissance à un mouvement politique qui, quoique très diminué, est heureux de rappeler au monde qu’il existe toujours. Il fut aussi un événement fondamental de l’histoire politique française et européenne et, même dans un contexte différent, ses lointains effets se font encore sentir. Profitons donc de son centenaire pour revenir, en trois temps, sur ses tenants et aboutissants.

Le congrès de Tours en 1920. Sur la banderole est inscrit : « Prolétaires de tous pays, unissez-vous ! »

1 – Les premières Internationales

Pour comprendre ce qui s’est joué sur les bords de la Loire à la fin de l’année 1920, il faut revenir brièvement sur l’histoire du socialisme européen. Né dans la première moitié du XIXe siècle par réaction à la révolution industrielle et à la misère qu’elle entraînait, le « mouvement ouvrier » comme on l’appelle, est éclaté en petites chapelles et en micro-partis qui n’ont de cesse de chercher à s’unir, pour peser d’un plus grand poids sur le cours des temps. Une première unité est faite en 1864, à Londres, lors du congrès qui voit naître l’Association internationale des travailleurs : on l’appelle aussi la « Première Internationale ». Les guerres entre les partisans

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nouvelobs

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