à Béthléem, la naissance du Christ célébrée presque sans public à cause du Covid-19



Les décorations scintillent autant que les autres années, mais cette fois, il n’y a presque personne pour les voir. Seulement quelques badauds descendus de chez eux, des journalistes qui filment une place déserte et Mohamed qui contemple tristement le sapin géant et la crèche : « Je les installe chaque année », explique cet employé municipal.

Cette année, avec le coronavirus, c’est tellement différent.

Mohamed, employé municipal

à franceinfo

Dans l’église, seule une centaine de fidèles peuvent apprécier le faste de la messe. Les choristes sont masqués, mais n’ont pas perdu leur souffle ! « Cette pandémie nous demande d’imaginer un monde différent, fait d’une nouvelle solidarité et de relations fraternelles, où la possession est remplacée par le don, ou l’aisance de quelques uns devient un bien commun », réagit le patriarche latin de Jérusalem, Pierbattista Pizzaballa.

« Cette année vraiment, drôle de Noël », commente frères Fabrice, un moine du Congo-Brazzaville, qui pense que plus il y a d’inquiétude, plus il y a d’espérance : « D’habitude, ici, il y a beaucoup de gens. C’est plein. Mais aujourd’hui, franchement, avec cette situation actuelle du coronavirus… Malgré tout, nous sommes là, et nous devrions être toujours là. »

Les gens, lorsqu’ils sont dans des moments difficiles, sont plus assidus à la prière.

Fabrice, moine

à franceinfo

« Lorsqu’on revoit un peu l’histoire avant la naissance de Jésus, continue Fabrice, le peuple d’Israël était toujours en attente d’un messie qui viendra comme sauveur. Et puis, pendant ces temps difficiles, les chrétiens, les fidèles ont besoin d’un sauveur. »

Les commerçants ambulants remballent. Ils n’ont vendu ni pralines ni boissons chaudes. Les bonnets de père Noël à 1 euro n’ont pas trouvé preneurs non plus. Et dire qu’il y a un an, on avait battu ici tous les records de fréquentation.



francetvinfo

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