Un accord sur le Brexit devrait être annoncé dans les prochaines heures


Il devrait y avoir un accord sur le Brexit sous le sapin. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen est en train de s’entretenir ce jeudi 24 décembre au matin avec le Premier ministre britannique Boris Johnson après une ultime nuit de discussions sur un accord post-Brexit, avec l’espoir d’arracher enfin un compromis historique à la veille de Noël. Cet échange devrait être suivi d’une déclaration à la presse selon la BBC.

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Une optimisme qu’embrasse ce jeudi 24 décembre l’eurodéputée Nathalie Loiseau. Sur Europe1, elle a assuré que l’accord doit être annoncé dans la matinée, « sauf énorme surprise de dernière minute ».

« D’énormes concessions » côté anglais

L’aboutissement à la veille de Noël de ces laborieuses négociations, débutées en mars, permettrait aux deux parties de s’épargner un « no deal » aussi embarrassant sur le plan politique que dommageable au niveau économique.

Pour les tabloïds britannique jeudi matin, l’affaire est pliée: « L’accord est fait », selon le « Daily Express », « Alléluia ! », titre le « Daily Mail » ou encore « Accord conclu pour Noël » pour le « Daily Mirror ».

Selon une source gouvernementale française, les Britanniques ont fait « d’énormes concessions », en particulier sur la pêche, ultime point d’achoppement des discussions.

« Il y a eu des mouvements du côté britannique, mais le diable est dans les détails des textes et nous n’y sommes pas encore », avait affirmé mercredi une source diplomatique. « On vérifie que toutes les garanties sont bien là ».

A quoi joue Boris Johnson ?

S’il est confirmé, un compromis entre la Commission européenne et le Royaume-Uni devra encore être validé par les Etats membres, un processus qui devrait prendre plusieurs jours.

Un accord qui doit être validé par le Parlement européen

Mais il reste en théorie suffisamment de temps pour qu’un éventuel traité entre en application provisoire le 1er janvier, quand le Royaume-Uni, qui a officiellement quitté l’UE le 31 janvier dernier, aura définitivement abandonné le marché unique. Le texte, de près de 2 000 pages, serait alors validé a posteriori par le Parlement européen.

Sans accord, les échanges entre l’UE et Londres seraient régis par les seules règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), synonymes de droits de douane, de quotas, ainsi que de formalités administratives susceptibles d’entraîner des embouteillages monstres et des retards de livraison.

Un scénario noir pour le Royaume-Uni, déjà malmené par une variante plus virulente du coronavirus qui l’a isolé du reste du monde.

La pêche, principal sujet de tension

Les négociations sont depuis lundi entre les mains de la présidente Ursula von der Leyen et de Boris Johnson, qui ont échangé à plusieurs reprises pour tenter de surmonter l’impasse sur la pêche.

Accord post-Brexit : bras de fer sur la pêche, à onze jours du divorce

Malgré son faible poids économique, le secteur revêt une importance politique et sociale pour plusieurs Etat membres, dont la France, les Pays-Bas, le Danemark ou l’Irlande. Mais les Britanniques en ont fait le symbole de leur souveraineté retrouvée après le divorce.

Les tractations se concentrent sur le partage des quelque 650 millions d’euros de produits pêchés chaque année par l’UE dans les eaux britanniques et la durée de la période d’adaptation pour les pêcheurs européens.

Les autres sujets jusque-là problématiques – la manière de régler les différends et les mesures de protection contre toute concurrence déloyale – ont pour leur part été réglés ces tout derniers jours.





nouvelobs

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