La préfecture de police recommande trois jours d’exclusion contre un policier auteur de propos racistes, l’avocat de la victime dénonce un « laxisme »



Les propos avaient fait polémique. La sanction proposée aussi. Le conseil de discipline de la préfecture de police de Paris, qui réunit administration et syndicats, a recommandé de punir de trois jours d’exclusion un policier auteur de propos racistes lors d’une interpellation à l’Île Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) en avril. « Trois jours d’exclusion, c’est vraiment ridicule », dénonce l’avocat de la victime, Arié Alimi, mercredi 23 décembre.

« Un bicot comme ça, ça ne nage pas », avait déclaré ce policier, filmé par un journaliste, après avoir sorti de la Seine une homme égyptien que les agents tentaient d’interpeller. « Ha! ha! ça coule, tu aurais dû lui accrocher un boulet au pied », pouvait-on également entendre sur les images de Taha Bouhafs, journaliste du média en ligne Là-bas si j’y suis.

La décision finale concernant cette sanction doit être prise par la Direction générale de la police nationale.

Le policier sera par ailleurs cité à comparaitre pour « injures racistes » devant le tribunal correctionnel de Bobigny en mars prochain. Il avait, comme un autre agent impliqué, été suspendu huit mois à titre conservatoire à la demande du préfet de police de Paris, et réintégré début décembre. Une décision qui ne correspond pas à une sanction disciplinaire.

« Lorsqu’il y a des propos racistes, s’il n’y a pas de révocation, (c’est que) l’Etat favorise le racisme dans la police », a estimé Arié Alimi, qui affirme par ailleurs que son client a subi des violences pendant son interpellation.



francetvinfo

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