La CEDH victime d’une cyberattaque



Le site internet de la Cour européenne des droits de l’homme a été la cible d’une « cyberattaque de grande ampleur qui l’a rendu temporairement inaccessible » juste après la publication mardi d’un arrêt sévère condamnant la Turquie pour la détention de l’opposant pro-kurde Selahattin Demirtas, a annoncé ce mercredi la CEDH.

« A ce stade, aucune perte de données » n’a été constatée, a précisé à l’AFP le service de presse de la Cour.

La cyberattaque, dont l’origine n’est pas encore été formellement identifiée et qui a duré plusieurs heures, a été constatée « à la suite du prononcé de l’arrêt » rendu public mardi à 15H00 (14H00 GMT) concernant notamment la détention depuis novembre 2016 dans les geôles turques du leader pro-kurde Selahattin Demirtas, a indiqué dans un communiqué la CEDH, dont le siège est à Strasbourg. Cette « cyberattaque de grande ampleur (…) a rendu temporairement inaccessible » le site de la Cour, a indiqué la CEDH, qui « déplore vivement cet incident grave ».

Selon le service de presse de la Cour, l’attaque a duré jusqu’à mercredi matin. « Nous considérons les suites que nous entendons réserver à cette affaire », a encore indiqué le service de presse de la Cour. C’est a priori la deuxième fois que la CEDH est victime d’une cyberattaque, « mais celle-ci est de grande ampleur », a précisé le service de presse.

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Arrêt cinglant contre la Turquie


La CEDH a rendu mardi après-midi un arrêt cinglant dans l’affaire de l’opposant au président turc Recep Tayyip Erdogan. La Cour, qui a relevé plusieurs violations de la Convention européenne des droits de l’homme, a également exigé la libération « immédiate » de Selahattin Demirtas.

« C’est une décision entièrement politique. (…) Demander la libération de celui qui est responsable de la mort de 39 de nos concitoyens relève d’une politique de deux poids deux mesures, c’est de l’hypocrisie », a martelé M. Erdogan en référence aux violentes manifestations qui ont fait des dizaines de morts en 2014 dans le sud-est de la Turquie dont les autorités turques attribuent la responsabilité aux dirigeants du parti pro-kurde HDP.

(Avec AFP)



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