Tesla monte en gamme à la bourse de New York


L’usine Tesla à Shanghaï (Chine). (DING TING / XINHUA)

Tesla intègre ce qu’on appelle l’indice S&P 500. Créé en 2003 par un jeune patron aux dents longues, Elon Musk, le groupe pèse désormais davantage que General Motors, Ford, Fiat-Chrysler, Toyota, Honda et Volkswagen cumulés. D’une valeur proche de 610 milliards de dollars, c’est l’entreprise la plus chère à intégrer l’indice. Du jamais vu. Depuis le début de l’année, l’action Tesla s’est envolée de 700% à 695 dollars (570 €). La neuvième capitalisation boursière au monde se rapproche de Facebook.

Tesla a pris de l’avance dans la voiture électrique et autonome dans un contexte de forte pression environnementale. Le groupe fabrique lui-même ses batteries alors que les concurrents achètent chez les sous-traitants. L’Américain a pris de l’avance sur les grands constructeurs historiques qui sont obligés de revoir intégralement leur stratégie industrielle et leurs chaînes de production. Tesla a prouvé qu’il était capable de produire un véhicule en masse, et le groupe est désormais implanté en Chine avec son usine de Shanghaï qui lui permet d’échapper à la guerre des taxes douanières entre Washington et Pékin.

Elon Musk a signé l’an dernier avec l’État allemand du Brandebourg, près de Berlin, l’achat pour 40 millions d’euros de plusieurs centaines d’hectares de terrain pour construire sa première usine sur le vieux continent (500 000 voitures électriques en sortiront à terme). Tesla représente déjà 30% du marché européen de voitures électriques à batteries.

Succès boursier rationnel ou irrationnel pour Tesla ? Certains experts chiffrent l’action à 1 200 dollars en 2025 (le double d’aujourd’hui). Selon eux, l’action est surcotée et entretient une bulle spéculative. Mais ils n’en datent pas l’éventuelle explosion.



FranceTVinfo

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