Plusieurs dizaines de policiers manifestent à Tours et Bordeaux



Nouvelles manifestations de policiers, trois jours après un rassemblement au pied de l’Arc de Triomphe, à Paris. Une quarantaine de policiers se sont rassemblés, jeudi 17 décembre, à Tours (Indre-et-Loire) pour protester contre une décision de justice, et une centaine à Bordeaux (Gironde) pour exprimer leur « ras-le-bol » après les propos d’Emmanuel Macron.

A Bordeaux, près d’une centaine de policiers arrivés en convoi de camions et voitures sirènes hurlantes se sont rassemblés jeudi soir à la lumière des gyrophares sur le parvis de l’hôtel de ville, où ils ont entonné une Marseillaise, peu après 21h30, à l’heure de la jonction des équipes de jour et de nuit.

Répondant à l’appel du syndicat Alliance police nationale, ces policiers de nuit venus de la métropole de Bordeaux et des départements néo-aquitains de Charente et du Lot-et-Garonne entendaient exprimer leur « ras-le-bol » après les « allusions injustifiées du chef de l’Etat visant à décrédibiliser la Police Républicaine coupable selon lui de contrôles au faciès et/ou de violences inadaptées », selon le syndicat.

A Tours, les fonctionnaires ont manifesté à 21h30 devant le palais de justice après la condamnation en début de semaine d’un de leur collègue à six mois de prison avec sursis et interdiction d’exercer pendant dix-huit mois pour avoir giflé un homme lors d’une intervention. A la barre, le policier avait dit avoir procédé à un geste de réanimation, « une stimulation faciale pour ranimer l’individu ».

« La décision qui a été prise par le tribunal est injuste et disproportionnée. Aujourd’hui, ses collègues de travail viennent matérialiser leur colère », a déclaré David Debono, du syndicat Unité SGP Police FO. Un officier en tenue a été enchaîné devant le palais de justice. « Une claque = 6 mois de sursis » ou « 100% coupable », pouvait-on lire sur des pancartes.

Ces policiers qui manifestent vont-ils être sanctionnés ? Impossible de l’anticiper. Reste que les policiers qui ont manifesté à Paris au pied de l’Arc de Triomphe seront convoqués par leur hiérarchie, à l’initiative du préfet de police Didier Lallement, selon France Bleu Paris.





francetvinfo

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