Précresse favorable à une primaire ouverte de la droite et du centre


Libre, Valérie Pécresse fait entendre sa petite musique. La présidente de la région Ile-de-France, a plaidé ce jeudi 17 décembre pour que la droite et le centre organisent « une primaire ouverte à tous les Français » afin de choisir un candidat commun pour la présidentielle de 2022.

LIRE AUSSI > Présidentielle : pourquoi les partis n’organiseront plus de primaires

Alors que le président de LR Christian Jacob a indiqué mercredi 16 décembre qu’une primaire au sein du parti ne serait organisée que si aucun candidat naturel ne parvient à émerger, repoussant toute décision après les régionales, Valérie Pécresse a plaidé sur Cnews pour « un candidat de la droite et du centre unique », en estimant que pour cela « il faudra une primaire, un départage, mais une primaire ouverte, que tous les Français soient amenés à se prononcer ».

« Cette sélection ne peut pas être la propriété d’un parti », a ajouté Valérie Pécresse, qui vient d’engranger les soutiens de dix élus de centre droit au conseil régional d’Ile-de-France pour les élections régionales de 2021.

Faire face à Emmanuel Macron

Elle a considéré qu’avoir ce « candidat unique face à Emmanuel Macron » est « une nécessité nationale, car le président de la République emprunte le discours de la droite mais ne mène pas une politique de droite ».

Interrogée pour savoir si elle se présenterait à une telle primaire, alors que son nom est régulièrement cité comme possible candidate de la droite en 2022, elle a estimé qu’« aujourd’hui le temps des campagnes n’est pas venu, ni celui des campagnes régionales ni celui des campagnes nationales, parce qu’aujourd’hui, c’est la crise et que jusqu’en février mars, les Français et les Franciliens me demandent d’abord de faire ce pour quoi j’ai été élue ».

« A ce stade, pour l’instant, je n’envisage rien, je suis à ma tâche », a-t-elle ajouté.

Pour le climat, « agir, c’est mieux »

Interrogée sur ce qui la différencie d’Emmanuel Macron, elle a évoqué le « fossé sur le régalien », le fait qu’elle « alerte depuis des années sur la montée de l’islamisme, du communautarisme », et sa volonté d’« agir » pour « un grand plan banlieue, casser les ghettos urbains, une très grande fermeté sur le régalien, stopper l’immigration subie ». « Sur tous ces sujets-là on ne peut pas être au milieu du gué ».

Valérie Pécresse entend débusquer les « islamo-gauchistes »

Quant au référendum sur le climat souhaité par le chef de l’Etat, elle a considéré que « faire des référendums sur qui tout le monde sera d’accord, c’est bien », mais qu’« agir, c’est mieux ».





nouvelobs

A lire aussi

Laisser un commentaire