Primaire ou pas primaire ? LR repousse son choix de six mois, après les régionales


Ils ont choisi… de ne pas choisir de suite. Le patron des sénateurs Les Républicains (LR), Bruno Retailleau, souhaitait une primaire à un tour pour désigner le candidat de droite à la présidentielle 2022, mais le bureau politique du parti a douché ses attentes, rapporte Franceinfo ce mercredi 16 décembre. Ses membres ont conclu de différer toute décision sur une éventuelle primaire de six mois.

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« Nous avons eu ce matin une discussion sereine », a ainsi assuré le secrétaire général des Républicains, Aurélien Pradié, selon nos confrères. « La décision a été prise ce matin à l’unanimité […] Bruno Retailleau a fini par céder à cette décision. »

« Nous désignerons notre candidat le moment venu. Je souhaite pour ma part que ce soit sans primaire, car la primaire est une machine à perdre », a ajouté le député du Lot.

L’attente d’un candidat naturel

Interrogé par l’AFP mercredi 16 décembre, le président de LR, Christian Jacob a envisagé une alternative à la primaire. Il souhaite qu’« un candidat s’impose naturellement » pour la présidentielle. « Nous proposerons [alors] à nos militants réunis en congrès de le soutenir ». Selon lui, il s’agit de « la solution idéale, préférée par tout le monde ».

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Les critères de cette émergence restent à déterminer : résultats aux régionales ? Sondages ? Le président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, en plein rapprochement avec LR, espère devenir ce candidat naturel, mais Valérie Pécresse (Ile-de-France) reste aux aguets et Laurent Wauquiez (Auvergne-Rhône-Alpes) pourrait sortir de sa réserve.

Si aucun candidat naturel ne s’impose, « alors nous continuerons nos consultations avec Gérard Larcher pour qu’après les régionales on ait un système de départage soumis aux militants », ajoute Christian Jacob.

Un candidat en octobre 2021 ?

L’idée serait alors « que le choix du candidat intervienne six mois avant l’élection présidentielle ». Une échéance lointaine, qui interviendra après les élections régionales, mais proche selon Christian Jacob de « ce qui a toujours été le cas ».

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Le président de LR a tenu à faire voter cette résolution pour empêcher qu’« on revienne toujours dessus », à l’issue d’un débat d’une heure trente.

Cet accord valide largement la ligne de la direction de LR, soucieuse de ne pas réitérer l’expérience de la primaire de 2016 qui avait exacerbé les divisions à droite, en désignant François Fillon contre Nicolas Sarkozy et Alain Juppé.





nouvelobs

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