Pour Anne Hidalgo, l’amende infligée à la Ville de Paris pour avoir promu trop de femmes est « absurde »


La maire (PS) de Paris, Anne Hidalgo, a raillé mardi 15 décembre une décision « absurde » après que la Ville de Paris s’est vue infliger une amende de 90 000 euros pour « avoir nommé trop de femmes aux postes de direction ».

« Je vais me réjouir aujourd’hui que nous ayons été condamnés à une amende », a déclaré la maire en conseil de Paris.

L’élue socialiste a confié avoir ressenti de la « joie », en apprenant « la semaine dernière que la Ville de Paris devait payer une amende de 90 000 euros sur décision du ministère de la Fonction publique […] pour avoir nommé trop de femmes aux postes de direction ».« Vous êtes importantes. Devenez prioritaires » : le testament de Gisèle Halimi

Au total, « 69 % des nominations, 11 femmes et seulement 5 hommes », a-t-elle indiqué, moquant une « direction de la Ville [qui] serait devenue, tout à coup, beaucoup trop féministe ».

« Il faut accélérer le tempo »

« Ce qui est très beau avec la bureaucratie c’est qu’elle ne connaît absolument pas le discernement et donc, elle ose tout », a moqué Anne Hidalgo, annonçant qu’elle ira elle-même porter ce chèque « avec [ses] adjointes, [ses] directrices et l’ensemble des femmes du secrétariat général ». « Je proposerai à toutes les présidentes de groupe, majorité comme opposition, si elles le souhaitent » de s’y joindre, a-t-elle ajouté.

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« Cette amende est évidemment absurde, injuste, irresponsable, dangereuse », a-t-elle poursuivi, estimant que « oui, nous devons promouvoir des femmes avec détermination et vigueur car le retard partout en France est encore très grand ».

« Oui, pour promouvoir et arriver un jour à la parité, il faut accélérer le tempo et faire en sorte que dans les nominations il y ait plus de femmes que d’hommes », a estimé l’édile.

Un décret du 30 avril 2012 (révisé depuis) en application d’une loi du 13 juillet 1983, prévoit une pénalité forfaitaire de 90 000 euros pour les grandes villes qui ne respectent pas l’obligation de prévoir, dans les nominations, « au moins 40 % de personnes de chaque sexe ».





nouvelobs

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