Le smic augmentera de 0,99 % au 1er janvier… sans coup de pouce du gouvernement


Pas de coup de pouce pour le smic. Le salaire minium sera augmenté de 0,99 % au 1er janvier pour atteindre 1 554,58 euros brut par mois, soit une hausse de 15 euros, selon le décret adopté en conseil des ministres ce mercredi 16 décembre. Cette hausse, qui correspond à la revalorisation automatique du smic, portera le montant brut horaire à 10,25 euros.

Début décembre, Jean Castex avait indiqué qu’il n’y aurait « vraisemblablement » pas de coup de pouce au-delà de la revalorisation automatique, comme recommandé chaque année par le groupe d’experts, consulté avant chaque revalorisation.

Face à la récession, faut-il augmenter le smic ?

Le smic bénéficie chaque année d’une hausse mécanique calculée selon deux critères : l’inflation constatée pour les 20 % de ménages aux plus faibles revenus et la moitié du gain de pouvoir d’achat du salaire horaire de base ouvrier et employé (SHBOE).

« La majorité dupe les salariés »

Pour la CGT, qui revendique un smic à 1 800 euros brut, c’est « une nouvelle preuve que la majorité dupe les salariés en prenant des accents grandiloquents sur les bas salaires, tout en s’échinant à bloquer la moindre hausse du salaire minimum ».

A l’issue du conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a souligné que l’exécutif avait depuis 2017 « élargi et renforcé » la prime d’activité pour accroître « le pouvoir d’achat de nos concitoyens qui travaillent au smic ».

L’impact social de la pandémie sera-t-il plus lourd que l’impact sanitaire ?

« Cela fait, pour une personne au smic, un gain mensuel de 136 à 236 euros par mois lorsque nous cumulons l’ensemble de ces mesures », a-t-il assuré.

Plus de 2 millions de salariés concernés

En 2020, la revalorisation de 1,2 % a bénéficié à 2,25 millions de salariés du secteur privé, soit 13 % des salariés, selon la Dares.

Les patrons du CAC 40 gagnent en moyenne 277 fois le smic

La proportion de bénéficiaires de la revalorisation du smic est trois fois plus élevée parmi les salariés à temps partiel (30 % contre 9 % des salariés à temps complet) et au sein des très petites entreprises (27,3 % dans celles d’un à neuf salariés, contre 9,8 % dans celles de dix salariés ou plus).

Les femmes représentent 44 % des salariés du secteur privé, mais 59,3 % des salariés concernés par la hausse du smic.





nouvelobs

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