Le « hold-up » de Benoît Payan contre Michèle Rubirola



C’est un casse sans arme ni cagoule. Et sans victime. Michèle Rubirola a agité le drapeau blanc. Stop, elle arrête. Elle n’en pouvait plus d’être maire. « Ce n’est pas ma vie », « je ne sais pas faire », « je suis dans mon élément en médecine, en politique je ne suis pas bonne », confiait-elle à ses intimes depuis la fin septembre, a appris « l’Obs ». Elle venait de subir une intervention chirurgicale après une rechute à prendre au sérieux. Il lui fallait se ménager.

Sans détailler ses soucis de santé, elle a expliqué lors de sa conférence de presse ce mardi après-midi 15 décembre :

« Etre maire de Marseille exige de l’être à 300 %, j’en donne 150 %. »

Cette médecin, élue écologiste qui avait créé la surprise lors des municipales, a annoncé, que le duo qu’elle formait avec Benoît Payan, son premier adjoint serait inversé. Ce dernier, socialiste, se présentera à l’élection au poste de maire lors du prochain conseil municipal le 21 décembre. Elle-même prendrait la fonction de première adjointe.

C’est un retournement inédit après cinq mois de mandat et un traumatisme pour ceux des électeurs marseillais qui ont vibré avec le Printemps marseillais, ce collectif d’une dizaine de formations de gauche, dont au premier chef les verts de EELV, La France insoumise et les socialistes. La maire démissionnaire a tenté de minimiser ce coup de théâtre en insistant sur la nature de ce collectif avant tout « porteur d’un projet ». A l’entendre, il resterait le même en changeant de visage. L’électi

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nouvelobs

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