« Bridgestone ferme et le gouvernement est complice »



C’était il y a trois mois. Le géant japonais du pneumatique Bridgestone annonçait la fermeture de son site à Béthune, dans le Pas-de-Calais. Depuis les négociations patinent et aucun plan B n’a encore été trouvé, ni pour les 863 salariés menacés ni pour le site de production. Le tribunal judiciaire de Lille examine, ce mardi, la première action en justice entreprise pour « rupture abusive du contrat de production » par « les Affranchis », un groupement de salariés de Bridgestone. A cette occasion, nous publions cet entretien avec François Ruffin, député LFI de la Somme, rencontré par un matin d’automne devant les portes closes de l’usine. Mobilisé depuis des années sur les brasiers sociaux, il n’est pas tendre avec le gouvernement actuel, ni avec les précédents et dénonce sans ambages un « laisser-faire » du pouvoir public.

« La direction a profité du Covid » : tout Béthune ne parle plus que de Bridgestone

Au début de l’automne, lorsque nous nous sommes rencontrés à Béthune, les 863 salariés de Bridgestone venaient d’apprendre leur licenciement par visioconférence… Depuis, le géant japonais a définitivement fermé la porte au scénario alternatif du gouvernement pour sauver le site et y préserver autour de 500 emplois…

Ça résume tristement l’époque. On a vu ces ouvriers licenciés par écran, mais aussi nos ministres se faire eux-mêmes congédier par écran. Les dirigeants Europe de Bridgestone ont beau être basés à Bruxelles, ils n’ont pas daigné venir à Béthune ou Bercy pour assist

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nouvelobs

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