Comment le trumpisme a fait sombrer le parti républicain



C’est ballot. Il y a deux ans, pour ce siège à la Chambre des Représentants, Charlotte Bergmann, républicaine de Memphis, avait été battue à plate couture par son adversaire démocrate Steve Cohen, 80 % contre 19 % des voix. Mais là, là… elle y croyait ! Elle allait refaire son retard sur ce maudit Cohen ! Alors, quand elle découvre au lendemain du 3 novembre qu’elle s’est encore pris 57 points dans la vue, ça ne passe pas. Il y a forcément un loup. Sur sa page Facebook, elle s’indigne : « Les gens ont beau haïr Steve Cohen, il continue d’être réélu. Beaucoup essaient de comprendre comment c’est possible ! »

Charlotte a pris sa plus belle plume pour écrire au secrétaire d’Etat en charge de l’élection dans le Tennessee : « Je suis active en politique depuis 1999. Cela représente vingt et un ans de service et je n’ai pas été autant en colère depuis des décennies ! Il y a un groupe de gens corrompus qui affichent un mépris absolu pour le peuple américain, qui croient que celui-ci est tellement invertébré, lâche, peu désireux de se défendre, qu’ils peuvent voler la présidence et les élections locales en s’imaginant que nous resterons les bras croisés. »

DOSSIER. Entre Donald Trump et Joe Biden, une transition sous haute tension

Charlotte Bergmann n’est pas seule. Dans tout le pays, des candidats républicains s’étant pris une raclée électorale suivent l’exemple du boss, Donald Trump, qui continue de jurer mordicus que la présidentielle lui a été volée. Plus d’un mois après l’élection

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nouvelobs

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