Les rétraites seraient une « excellente première réforme de 2e quinquennat », selon Ferrand


Le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand (LREM) a estimé dimanche sur France 3 que la réforme des retraites, repoussée en raison de la crise du coronavirus, constituerait une « excellente première réforme de deuxième quinquennat » pour Emmanuel Macron.

Actuellement, « la question, c’est de savoir si c’est le bon moment et si les concertations arrivent à leur terme », a déclaré Richard Ferrand, alors que le débat sur le sort de cette réforme très contestée a ressurgi.

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Une « priorité absolue »

Or, selon le député du Finistère, « il faut qu’on se remette debout parce que notre économie a pris cher, il faut rebondir, retrouver l’esprit de conquête après cet état de sidération et d’hibernation dans lequel le coronavirus a plongé notre activité ».

Et « la première intuition qui était la mienne de dire que c’était une excellente première réforme de deuxième quinquennat est finalement assez adaptée à l’air du temps », a-t-il fait valoir.

Le débat sur la reprise de cette réforme est réapparu dernièrement dans la majorité, le ministre de l’Economie Bruno le Maire assurant qu’il devait s’agir d’une « priorité absolue » – s’attirant rapidement des oppositions au sein même du gouvernement.

Le patron du Medef Geoffroy Roux de Bézieux a estimé que « la partie paramétrique de la réforme (âge, durée de cotisation, ndlr), qui vise à réduire le déficit, doit commencer d’être mise en oeuvre avant 2022 ». Mais le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger pense comme Richard Ferrand que cette réforme « n’est pas abordable en termes de mesures à prendre avant 2022 ».

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« Il faudra faire cette réforme »

Le président de l’Assemblée a souligné dimanche le fait « qu’un euro cotisé rapporte à chacun d’entre nous la même chose, donc une retraite plus juste, plus équitable, où la pénibilité est mieux prise en compte, (il) y reste viscéralement attaché ».

« Que ce soit sur le plan humain, de justice et d’équilibre des retraites, il faudra faire cette réforme », a-t-il martelé.

Le projet de réforme, traduction d’une promesse de campagne d’Emmanuel Macron, avait engendré plusieurs journées de grèves et de manifestations fin 2019-début 2020.





nouvelobs

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